The Ramallah Club Network

The Diasporic Schools — Brussels — Radio / Listening sessions

À propos de The Ramallah Club Network

Samah Hijawi et Reem Shilleh prennent le Ramallah Clubs Network (de la diaspora palestinienne aux États-Unis) comme point de départ à une réflexion sur les particularités et les complexités de la diaspora palestinienne et de ses manifestations. Elles font l’expérience de l’exil et de la reconfiguration des rapports entre pays d'origine et lieu de vie qui l’accompagne. Bien souvent les membres des communautés diasporiques retissent des liens par le biais de centres communautaires, de festivals et d'événements qui leur permettent de perpétuer leurs pratiques culturelles et de garder la communauté soudée. Mais au-delà de partager un repas, une danse ou une conversation, quels éléments intangibles ces rassemblements véhiculent-ils ? Quelles sont les autres formes et les autres outils qui permettent de comprendre la relation complexe qui s'établit entre l’ici et le là-bas ? Au regard de la réalité coloniale en Palestine, comment ces dispositifs contribuent-ils aux formes directes et indirectes de résistance, à la formation de nouveaux récits et aux actes de mémoire ?  

À travers une série de conversations diffusée en ligne sur Radio Al-Hara chaque jeudi du mois d’octobre, Samah Hijawi et Reem Shilleh s’entretiennent avec des collègues, des artistes, des réalisateurs, des militants et des amis, venus de tous horizons, entretenant un lien avec leur expérience de la diaspora et de l’exil, mais aussi avec leur désir de reconnexion.  

Chaque vendredi d'octobre nous nous réunirons à Lagrange Points, à Bruxelles, pour une session d’écoute et de réflexion.

Crédits

Présentation : Kunstenfestivaldesarts-Radio Al-Hara-Lagrange Points

Un projet de : Samah Hijawi et Reem Shilleh

Initié et coproduit par le Kunstenfestivaldesarts dans le cadre de The Diasporic Schools
Production exécutive : Kunstenwerkplaats

Diffusions sur Radio Al-Hara

Les jeudis 01, 08, 15, 22.10
À 14:30

Sessions d'écoute à Lagrange Points

Les vendredis 02, 09, 16, 23.10
À 18:30

Épisode 1

01.10
Invités : Dries Douibi et Daniel Blanga Gubbay
Langue : Anglais

Pour commencer la série de podcast de The Ramallah Club Network, Samah Hijawi et Reem Shilleh s'entretiennent avec les directeurs artistiques du Kunstenfestivaldesarts, Dries Douibi et Daniel Blanga Gubbay, à propos du concept de The Diasporic Schools et de leurs propres origines.

Épisode 2

08.10
Invité : Michel Khleifi
Langue : Arabe

Dans le second épisode de The Ramallah Club Network, Samah Hijawi et Reem Shilleh abordent avec le réalisateur Michel Khleifi la notion de mémoire, aussi bien personnelle que collective, et sa relation avec notre le lieu où nous nous trouvons. La conversation aborde aussi son travail cinématographique, et plus spécifiquement son film de 1985 Maaloul Celebrates Its Destruction.

Épisode 3

15.10
Invitée : Basma Alsharif
Langue : Anglais

Pour le troisième épisode de The Ramallah Club Network, Samah Hijawi et Reem Shilleh rencontrent l’artiste Basma Alsharif. Ensemble, elles évoquent leurs tous premiers souvenirs et s’interrogent sur l'influence que peut avoir la déterritorialisation sur leur évocation. Il est question d’image et de distance, du travail vidéographique et d’écriture de Basma Alsharif, de Gaza, de métaphores et de bien d’autres choses.  

Pour compléter cet épisode, la vidéo de Basma Alsharif We Began By Measuring Distance (2009) est diffusée du 15 au 18 octobre.

Épisode 4

22.10
Invitée : Rasha Salti et Kristine Khouri
Langue : Anglais

Dans cette quatrième conversation de The Ramallah Club Network Reem Shilleh and Samah Hijawi s’entretiennent avec Rasha Salti et Kristine Khouri à propos des relations complexes entre la diaspora et les réseaux de solidarité des années 1970 qui se sont construits autour, à travers et au-delà de la lutte pour la libération de la Palestine. Rasha Salti et Kristine Khouri sont les commissaires du documentaire et de l’exposition archivistique Past Disquiet, qui a connu différentes occurrences. Ce projet est basé sur leurs recherches à propos de l’art et des expositions produites en dehors des canons esthétiques en vigueur dans les années 1960 et 1970, et plus particulièrement sur l’International Art Exhibition for Palestine de 1978, ainsi que sur un certain nombre de musées en exil, chiliens et Sud-Africains notamment.

Bios

Samah Hijawi et Reem Shilleh

Samah Hijawi est artiste et chercheuse. Elle prépare actuellement un doctorat en pratique artistique à l'Université Libre de Bruxelles et à l'Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles, en Belgique. Dans ses œuvres multimédias, elle explore l'esthétique de la représentation dans des œuvres d'art qui font allusion à l'histoire de la Palestine. Ses travaux ont été exposés aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, au Musée M, à la Hayward Gallery, à BOZAR, au Beurscchouwburg, au Bureau Europa, au MoMa, à Apex Art, à Darat al Funun, entre autres. Elle a précédemment collaboré avec Ola El-Khalidi et Diala Khasawneh à la direction de Makan Art Space (2003-2016), un espace indépendant d'art contemporain à Amman. Avec Shuruq Harb et Toleen Touq, elle a assuré la codirection artistique de la plateforme The River has Two Banks (2012-2017), lancée pour répondre à la distance croissante entre la Jordanie et la Palestine.

Reem Shilleh est chercheuse, curatrice, éditrice et, à l'occasion, écrivaine. Elle vit et travaille à Bruxelles et à Ramallah. La pratique de Reem Shilleh s'appuie sur un long projet de recherche sur les pratiques d'image militantes et révolutionnaires en Palestine, sa diaspora et son réseau de solidarité. Parmi ses projets récents, on peut citer le programme de cinéma The Space Between : The Invocation (Fondation MMAG, Amman, 2019), la série d'expositions de recherche Desires into Fossils : Monuments Without a State (Khalil Sakakini Cultural Center, Ramallah, 2017), et le collage filmique commandé par la Fondation A. M. Qattan, Perpetual Recurrences (Qalandiya International, Ramallah, 2016). Elle est également co-fondatrice de Subversive Film, un collectif de conservation et de recherche formé en 2011 qui jette un nouvel éclairage sur les œuvres historiques liées à la Palestine et à la région, initie un soutien à la préservation des films et étudie les pratiques archivistiques, ses effets sur les imaginaires et les réverbérations qu’elles suscitent. Reem Shilleh est lauréate de la bourse BAK pour 2019-2020.

Sessions d'écoute à Lagrange Points