Violences

    23/05  | 20:30 - 21:40
    24/05  | 20:30 - 21:40
    25/05  | 20:30 - 21:40
    26/05  | 20:30 - 21:40

€16 / €13
1h10
French → NL, EN

Juin 1942, peu avant la rafle du Vél d’Hiv en France. Mado a 10 ans ; elle franchit la ligne de démarcation entre la zone occupée et la zone libre avec un groupe d’étrangers, sans ses parents. Elle traverse la frontière de nuit, et prend seule un train pour Vichy, avant d’être accueillie par une famille de paysans d’Auvergne pendant plusieurs années. À partir de l’histoire de Mado, sa grand-mère, Léa Drouet nous transporte dans sa nouvelle création, Violences. Dans celle-ci, plutôt que de représenter la violence directe, Léa s’attache à montrer les conditions qui la rendent légitime. Seule sur scène, à l’intérieur d’un bac à sable, elle construit et défait des architectures faites de murs, de paysages, de frontières, à travers lesquelles évolue le récit. Avec une dramaturgie de résonances, l’histoire de Mado rebondit dans des événements récents — comme l’histoire de Mawda, une petite kurde de 2 ans abattue par un policier belge en 2018 — qui font écho à ce que peut être la violence contemporaine et ses formes de résistance. Si le sable est généralement ce qui absorbe toutes les traces et efface souvent celles de violence, il est ici aussi porteur de promesses de configurations futures, que Léa Drouet, telle une enfant qui joue, expérimente et présente sous nos yeux.

Voir aussi : Kids

Face à la crise du SRAS-CoV-2, nous avons dû annuler ce projet

Présentation: Kunstenfestivaldesarts-Charleroi danse

Conception, écriture et interprétation : Léa Drouet
Dramaturgie : Camille Louis
Scénographie : Élodie Dauguet
Création sonore : Èlg
Assistanat à la mise en scène : Laurie Bellanca
Lumières : Grégory Rivoux
Chargée de production : France Morin / Arts Management Agency

Production : Vaisseau
Coproduction : Nanterre-Amandiers Centre dramatique national,
Kunstenfestivaldesarts, Charleroi danse Centre chorégraphique de Wallonie- Bruxelles,
La Coop asbl
Avec le soutien de : Actoral - Festival & Bureau d'accompagnement d'artistes,
de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Service Interdisciplinaire, de Wallonie-Bruxelles

Théâtre/Danse, de Shelterprod, Taxshelter.be, ING et du Tax-Shelter
du gouvernement fédéral belge

Accueil en résidence : Kunstencentrum Buda, La Bellone House of Performing Arts, Montevideo

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Léa Drouet
Léa Drouet est une metteuse en scène française. Elle est diplômée de l’Institut National Supérieur des Arts de la Scène de Bruxelles (I.N.S.A.S). Elle est installée et travaille à Bruxelles depuis 2010.

Son travail prend différentes formes et circule entre l’installation, le théâtre et la performance. Elle fonde VAISSEAU en 2014, une structure de production qui tente de s’adapter aux différentes propositions, aux différents formats expérimentés et ceux encore à venir.

Malgré la diversité des formes proposées, on perçoit son intérêt constant pour certaines questions. Comment peut-on faire basculer des problématiques des sciences humaines dans le régime du sensible, du sonore, du corporel et de la matière ?Comment partager des expériences esthétiques qui traduisent différentes préoccupations politique ?

Proche de la scène musicale expérimentale bruxelloise, elle collabore avec divers musiciens Elle s’entoure aussi d’artistes au croisement de plusieurs pratiques. 

0&, présenté au Festival XS du Théâtre National se crée en collaboration avec Clément Vercelletto, rassemblant un ensemble de 20 performeurs pour un concert de magnétophone cassettes. Plusieurs versions de cette choralité spatialisée seront déclinées par la suite à l’invitation du Kunstenfestivaldesarts dans la Gare de Bruxelles-Congrès (Derailment, 2015) ou au Palais de Tokyo pour l’événement Indiscipline (Tape ensemble, 2016).

Mais au lieu du péril croît aussi ce qui sauve est présenté au skatepark des Brigittines dans le cadre du lancement du Kunstenfestival en 2016. L’événement s’est construit en collaboration avec les utilisateurs du skatepark autour de la notion de prise de risque et de l’accident. Il rassemble des entretiens avec trois jeunes skateurs autour de leurs blessures et de leur rapport au risque, et l’installation d’un cercle de feu dans lequel les skateurs tentaient des figures périlleuses en public.

Elle est invitée par Camille Louis (philosophe et dramaturge, membre du collectif kompost) à Athènes dans le cadre de la nuit de l’esthétique organisée par le Goethe Institut et l’Institut Français en mai 2017. Elle travaille à cette occasion sur une installation performance sous forme de jeu libre intitulé Squiggle, une situation conversationnelle verbale et sculpturale dans l’espace public.

Elle a créé Boundary Games, pièce pour 6 performers en mai 2018 au Théâtre Les Tanneurs dans le cadre du Kunstenfestivaldesarts. Cette forme scénique propose au public une expérience spatiale et sonore de composition et de décomposition des ensembles en faisant varier les situations liées aux organisation ou aux dynamiques des groupes.

À l’automne 2019, elle crée les Hostilités pour l’Objet des mots (Festival Actoral et SACD). Ecrite par Adeline Rosenstein, fruit d’une collaboration transdisciplinaire avec Adeline Rosenstein, la pièce aborde la question de la violence et de ses formes contemporaines. Au croisement de l’installation scénique, sonore et textuelle, Les Hostilités ne propose pas une définition de « la violence » mais bien l’une des strates d’expression de cette complexe réalité métamorphique.

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