Gwendoline Robin

    06/09  | 16:00

On ne sait pas exactement comment les feux d'artifice ont été découverts. Il est probable qu’ils furent créés en Chine ou dans la région où se trouve actuellement le Bangladesh. Les Chinois utilisaient la poudre à canon, la base des feux d'artifice, comme une arme mais aussi pour rehausser le faste des fêtes et rituels religieux. Gwendoline Robin est une artiste basée à Bruxelles qui, par le passé, a déjà présenté des performances sculpturales au Kunstenfestivaldesarts au cours desquelles son corps était relié aux quatre éléments. Elle réalise actuellement une nouvelle création où elle proposera des interventions pyrotechniques dans l'espace public avec un groupe de jeunes de Schaerbeek. Ensemble, ils construisent des machines ludiques avec du papier, du plastique, ainsi que du métal, et surprennent les habitant·es par des gestes poétiques sur différentes places de Schaerbeek. Ensemble, ils affirment qu'après le confinement, ces espaces ne servent pas seulement une logique économique et efficace, mais que l'espace public est aussi un lieu esthétique et politique. Un lieu de rencontre et d'émerveillement, où différentes voix peuvent se manifester et où des gestes inattendus sont accueillis avec curiosité.

Depuis plus de vingt ans la plasticienne et performeuse belge Gwendoline Robin travaille des matières élémentaires (feu, sable, eau, terre, glace, verre,…) pour en orchestrer les métamorphoses sous forme d’installations, de performances ou de vidéos. Depuis 2005, Gwendoline Robin présente ses performances lors de festivals internationaux en Europe, en Amérique, en Australie et en Asie. Certaines de ses installations/performances sont également présentées lors d’expositions dans des centres d’art en Belgique, au Canada et en France. 

Ses différentes collaborations (avec Ida De Vos pour le mouvement, Simon Siegmann pour la scénographie), l’ont incitée à développer son vocabulaire performatif dans des structures plus ouverte à la pluridisciplinarité et à penser les espaces comme des dispositifs actifs, partagés entre la performeuse et le public.

Depuis 2016, elle associe certaines recherches scientifiques à ses recherches plastiques, plus particulièrement celles qui abordent la relation entre la Terre, l’Eau et l’Univers. Elle signe alors les performances Cratère 6899 (mai 2016) et AGUA (mai 2018, en collaboration avec Simon Siegmann et Ida De Vos) pour le Kunstenfestivaldesarts. En novembre 2019, Gwendoline Robin présente l’exposition Sous les lunes de Jupiter à Micro-Onde – Centre d’art contemporain de l’Onde, à Vélizy (France). L’installation évolue au fur et à mesure des différentes performances de l’artiste et des processus internes aux œuvres. 

En juillet 2017, en collaboration avec la chorégraphe française Gaëlle Bourges, elle créé le duo Incidence 1327 aux « Sujets à Vif », lors du Festival d’Avignon.

Gwendoline Robin est également enseignante. Son travail artistique est accompagnée par Grand Studio depuis 2012 et soutenu par Wallonie-Bruxelles International.

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