En quête des marges fluctuantes

    04/09  | 12:00 - 20:00
    05/09  | 12:00 - 20:00
    06/09  | 12:00 - 20:00
    07/09  | 12:00 - 20:00
    08/09  | 12:00 - 20:00

8h
French, English → NL, FR, EN

Gratuit

Pendant les cinq jours du festival Every Inside Has an Outside, trois personnes dont le plasticien camerounais Guy Woueté, brandissent des bannières dans l’espace public. Les bannières, qui comportent des pensées et textes dont certains écrits par Woueté lui-même, oscillent entre citation poétique et revendication / slogan politique. Dans En quête des marges fluctuantes, l’inscription des corps mis au travail dans l’espace public à raison de 8 heures par jour, l’action de travailler et les conditions qu’elle suppose, interrogent les regards. Qu’est-ce que travailler aujourd’hui, à quoi correspond la durée légale du travail dans une société où les personnes qui travaillent le plus ne sont pas toujours celles qui ont un emploi ? Par ce sit-in-performance, Guy Woueté dément le fameux adage “travailler plus pour gagner plus” et réfléchit aux formes de visibilités de ceux qui travaillent le plus sans toutefois bénéficier des protections liées à la possession d’un emploi. Une situation qui s'est accrue au cours de ces derniers mois de pandémie, et contre laquelle aucune intervention n'est prévue.

04.09
Place de la reine

05.09
Croisement rue du méridien et chaussée De Haecht

06.09
Place Liedts

07.09
Rue Allard

08.09
Passage Charles Rogier

Présentation : Kunstenfestivaldesarts

Interprètes : Medina Tokalic, Maxime Jean-Baptiste, Maxim Ryckaerts, Lore Loncke, Guy Woueté
Assistant technique : Maxime Jean-Baptiste
Création graphique : Anne Le Breton, Melis Renard
Merci à : Helena Kritis et Marcel Berlanger

Coproduction : Kunstenfestivaldesarts

Guy Woueté est exposé au Beursschouwburg du 18 septembre au 30 décembre 2020

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Confortablement installés dans un arrondissement sécurisé, nettoyé quotidiennement par des éboueurs « étrangers », alors que le reste du monde gémit. Ignorez-vous vraiment le prix de votre bien-être ? Ou faites-vous semblant ?      

Raoul Peck, « J'étouffe », blogs.mediapart.fr, 9 juin 2020.

Chaque migrants est investi de l'espoir d'une mère, d'une sœur et parfois d'une épouse qui pleure en attendant que la vie s'améliore ici.                 

Traoré A., Le viol de l'imaginaire, éd. Fayard/Acte Sud, 2002, p.93.

On ne pourra plus se payer le luxe de ne pas interroger la finalité de la vie économique ainsi que ses modes de production. Ce que nous appelons croissance économique, fait décroitre le vivant.                  

Felwine Sarr, « Pour une économie du vivant », www.franceculture.fr, 25/06/2020.

L'universel, bien sûr, mais non pas par négation, mais comme approfondissement de notre propre singularité.

Césaire A., Discours sur le colonialisme suivi de Discours sur la Négritude, éd. Présence Africaine, (1950) 1955 et 2004, p. 92.

Où as-tu travaillé ? Avec qui ? Qu'as-tu fait ?            

Fanon F., Les Damnés de la terre, éd. François Maspero, 1961, p. 63.

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Guy Woueté (°1980, Douala) travaille à Anvers et à Douala. Il a étudié la sculpture et la peinture à Douala et a été résident à la Rijksakademie van Beeldende Kunsten à Amsterdam. Il est diplômé de l’Université Paris 8 (2014) et de l’Erg à Bruxelles (2016). L’œuvre de Guy Woueté renferme toujours des éléments de critique sociale, des questions de migration et des symboles de domination à l’ère de la mondialisation. Le passé historique de son pays y joue un rôle majeur. Se servant de l’histoire comme d’une ressource, Guy Wouété cherche à briser les attitudes conventionnelles qui nourrissent les discriminations, le paternalisme et l’aliénation sous toutes ses formes.

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