Au revoir, et merci, chère Anne !

18/02/2020

Anne Hislaire, notre co-présidente, nous a brusquement quittés. Elle était proche du festival depuis la toute première édition, et elle n'a jamais cessé de nous nourrir de son inspiration et de sa générosité sans limites. Elle fut nommée co-présidente de notre Conseil d'Administration en 2018. 

Son prédecesseur, Geert Van Istendael, lui rend hommage dans ce texte.

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Beste vriendinnen en vrienden, chères amies, chers amis, bonjour à vous, toutes et tous réunis par l’amitié que vous portiez à Anne, hier ook verenigd in groot verdriet omdat zij niet meer in deze wereld mag zijn.

Ces derniers jours, j’ai souvent pensé à trois mots italiens qui, d’après la conviction profonde de la fondatrice du Kunstenfestivaldesarts, Frie Leysen, constituaient l’essence même du festival : l’umana fragilità, la fragilité, ou, si vous voulez, la vulnérabilité humaine, de broosheid des mensen. Ces derniers jours, nous nous sommes retrouvés, toutes et tous, face l’ampleur cruelle que peuvent prendre ces mots.

Anne Hislaire a toujours partagé cette conviction intime de Frie, l’umana fragilità, comme elle a partagé les autres idées fondamentales sous-jacentes au festival : bilinguisme de fond en comble, insertion dans cette ville marquée tant par l’hyperdiversité que par les inégalités socio-économiques, ouverture à la multiplicité incroyable et enthousiasmante des cultures des arts de la scène provenant du monde entier,  et enfin et surtout, la position centrale de l’artiste dans ce festival, avec tout ce que cela implique en termes d’écoute, d’accompagnement, d’attention discrète pour leurs sensibilités et leur dépaysement dès qu’ils se plongent dans le tohu-bohu de Bruxelles.  Anne partageait pleinement l’idée que ce festival n’est pas fait pour plaire, elle partageait pleinement l’idée qu’il ne faut pas craindre les divergences de vue, les désaccords, les dissonances.

Peut-être que le verbe partager est un peu faible, quand on parle d’Anne Hislaire. Il faudrait dire plutôt quelque chose comme porter haut ou défendre avec vigueur. 

            Die laatste woorden zouden je op het idee kunnen brengen dat Anne veel lawaai maakte. Bij mijn weten maakte Anne nooit lawaai. Maar ze was wel zeer aanwezig. Anne en ik waren sinds het prille begin betrokken bij het festival. Frie Leysen had, met haar onnavolgbare mengsel van glimlach en hardnekkigheid, ons, en ook anderen, erbij gehaald. Bij wat? Er wás nog helemaal geen festival. Er was een verháál over een festival dat komen moest, met de klemtoon op moest, naar Brussel, en dat niet Europa, maar de hele wereld naar Brusselse podia zou slepen. En we gingen mee met Frie op avontuur. Anne avonturierster? Je zou het haar niet nageven. Kijk uit, dat is een grove onderschatting van haar verborgen krachten.

Al gauw bleek dat Anne Hislaire een spilfiguur was in de raad van bestuur van het festival. Niet omdat zij in het middelpunt van de belangstelling stond en nog veel minder omdat zij zelf in dat middelpunt wilde staan. Nee, nee. Integendeel. Zij was de bescheidenheid zelf en dat is geen voze vleierij. Maar wat Anne meebracht naar het vergaderkamertje van de Handelskaai was niet gering. Zij kende in de Franstalige wereld van omroep, film, theater, nou, laat ik maar zeggen, zij kende iedereen. Ik kende daar niemand. Waarmee onweerlegbaar bewezen wordt hoe onmisbaar de in het verleden zo gesmade tweetaligheid van het festival wel is.

Nu ik erover nadenk, ook Anne had dat onnavolgbare mengsel van glimlach en hardnekkigheid. Verval ik in herhaling? Jazeker, maar daarom klopt het niet minder. Die glimlach van haar, niet ironisch, niet uit de hoogte, zeker niet verdrietig, wel altijd rustig, bemoedigend. Een beetje verbaasd ook. Telkens als Anne glimlachte, dacht ik, maak je geen zorgen man, het komt wel goed. 

            Sourire et ténacité. Et empathie. Ou dois-je dire perspicacité? Anne avait un don assez rare. Elle savait lire une personne  

Je me rappelle qu’un jour, Anne et moi, nous avions rendez-vous chez le ministre francophone de la culture, son nom n’a aucune importance. Il était très affable, le ministre, presque charmant. A toutes nos demandes il répondait par l’affirmative. Cependant, après cette conversation courtoise, Anne ne se montrait pas très heureuse. Pas du tout. Elle se méfiait du ministre, elle avait un certain pressentiment. Le jour même sortit un communiqué qui disait exactement le contraire de tout ce que ce ministre nous avait promis. Anne avait lu le ministre.

C’est donc à juste titre que, en 2018, Anne a été élue présidente francophone du festival. Au fil des années, elle avait acquis une connaissance souveraine, non seulement des mécanismes internes de l’organisation, mais aussi, et peut-être que c’est encore plus important dès il s’agit de défendre le festival, Anne scrutait les subtilités du câblage, ou dois-je dire du système nerveux du contexte politique, artistique et urbain du festival, son environnement, le biotope dans lequel le festival devra et pourra, non seulement survivre, mais surtout prospérer.

Les griots africains disent qu’avec chaque vieille, avec chaque vieillard qui nous quitte, il y a une bibliothèque qui est calcinée. Avec Anne, c’est une cinémathèque tout entière et un volumineux carnet d’adresses et un réseau de contacts d’une portée énorme, à peine imaginable, le fruit de son travail à la fois humble, patient, soutenu, tenace, quoi. On vient d’évoquer la fête aux Halles de Schaarbeek. Les Halles de Schaarbeek, ce n’est pas une cabane. Ce jour-là, il y avait une foule qui la célébrait ce jour-là, l’appréciait, l’admirait, et pour tout dire, l’aimait. Et qu’est-ce que je vois en regardant autour de moi aujourd’hui, ici au premier étage du Théâtre National? Une foule.            

            Ik sta hier om in naam van het Kunstenfestivaldesarts de blijken van deelneming te vertolken voor Annes man, voor haar kinderen,voor haar hele familie. Deelneming is niet zomaar een geijkte, holle frase. Wij allen die betrokken zijn bij het festival zullen haar missen. Pijnlijk missen.

Het lijkt ons onvoorstelbaar dat Anne er plots niet meer is. Dat ze niet meer zal zitten luisteren aan de bestuurstafel, met haar mooie glimlach, onverstoord maar een en al aandacht, dat ze geen blik van verstandhouding meer zal werpen door haar bril, dat ze niet meer aan haar glas rode wijn zal nippen. Dat ze nooit meer een opmerking zal maken die knopen ontwart, ons aan het nadenken zet, die alle andere opmerkingen doet wegvallen. Dat we nooit meer haar stem zullen horen, die lage, wat hese stem, hoe moet je die noemen, een stem van oud zilver.

            Je veux encore mettre en exergue son extraordinaire ouverture d’esprit. Je vais vous raconter une petite anecdote, une anecdote qui m’a ému, moi, en tant qu’écrivain néerlandophone.

Un soir, après une réunion du conseil d’administration du festival, Anne voulait à tout prix me ramener chez moi dans sa petite bagnole. A cette époque, je n’habitais pas loin du Cinquantenaire. Or, la première chose que je voix quand je m’installe dans sa voiture, c’est un livre, il se trouvait sur la planche de bord. C’était un livre de poche de la série Folio. Je regardais le nom de l’auteur, par pure curiosité – qu’est-ce qu’elle lit, Anne ? Quel genre de livres? C’était Cees Nooteboom. Que je connais, ça va de soi. C’était ce que je considère comme son meilleur roman, Rituelen, en français donc Rituels. Je demande à Anne, qui est en train d’attacher sa ceinture, dis, tu lis Nooteboom? Ah oui, dit-elle, comme si quelqu’un avait dit, tiens, il pleut. J’ajoute: j’ignorais qu’il était traduit en français. Encore une fois elle répond, ah oui. Et d’ajouter : je l’adore, Nooteboom. Et elle démarre.   

Voilà Anne.

La simple évidence de passer parfois de l’autre côté de la frontière linguistique, mine de rien.       

La simple évidence de soutenir de toutes ses forces invisibles le festival le long de son parcours difficile.

La simple évidence de rester fidèle, au fil des années, aux idées maîtresses du festival.

Evidences qui ne sont pas évidentes du tout. Pour Anne, si. Comme la pluie et le beau temps.      

Merci, Anne, pour tout. Anne, dank je wel. Voor alles. En blijf ons steunen, ook nu je ergens daarboven zit, ver van ons, op je wolk. Je glimlach zal ons bijlichten. Ton sourire nous illuminera. Et le vin rouge doit être exquis, là-haut, dans les nuages. Nous ne pouvons pas asses répéter :

Leve het leven.

Vive la vie.

Théâtre National / Bru.ss.x.el.le.s / 10.02.2020

Inscriptions 5ième Producers' Academy

14/01/2020

Les inscriptions pour la 5e Académie des producteurs sont maintenant ouvertes ! Les producteurs peuvent s'inscrire jusqu'au 2 février pour participer à ce programme de formation axé sur la production internationale dans les arts de la scène.  Plus d'infos et inscriptions sur le site de Cifas: http://www.cifas.be/fr/worksho...

-60% subsides = -60% culture

05/12/2019

Nous tenons à exprimer notre solidarité avec les artistes qui sont durement touchés par une économie de 60% sur les subventions de projets en Flandre, ainsi qu’avec la société civile flamande, la VRT et le secteur culturel qui manifesteront aujourd'hui.

Les économies réalisées par le gouvernement flamand affectent également le Kunstenfestivaldesarts. Nos ressources seront non seulement réduites de 6%, mais nous présentons également de nombreux artistes de Bruxelles et de Flandre pour lesquels les aides aux projets sont essentielles. Soixante pour cent de ressources en moins, c'est soixante pour cent de culture en moins.

Nous sommes toujours à la recherche de solutions, et bien que nous ne puissions pas contrecarrer les conséquences d'une telle économie budgétaire, nous engagerons un effort supplémentaire pour les artistes les plus durement impactés. Cela se fera en protégeant au maximum notre budget artistique et en fournissant des ressources supplémentaires aux artistes qui, malgré de très bonnes évaluations, ne reçoivent plus de subventions.

Et avec l'aide des Friends du festival, un fonds est mis en place via lequel nous financerons directement des projets artistiques.

Des manifestations sont également organisées : nous encourageons tout le monde à s'y rendre, nous y serons nous-mêmes ! Luttons ensemble et solidairement pour un secteur culturel sain dans un vivre-ensemble devenu crucial.

Nous espérons vous y voir nombreux.

Offre d'emploi: un·e collaborateur·rice en presse et communication

28/10/2019

Nous sommes à la recherche d'un·e collaborateur·rice en presse et communication qui maîtrise parfaitement le néerlandais pour rejoindre l'équipe de communication de fin janvier à début juin 2020. Vous pouvez postuler jusqu'au 17 novembre 2020

Vous trouverez plus d'informations (description de fonction, liste de tâches, profil recherche, conditions salariales,...) dans l'offre d'emploi complète

Tu veux participer à Lecture for Every One Teenagers ?

21/10/2019

Tu aimes jouer avec des mots? Tu t'intéresses au slam, à la philo, à la poésie et la narration? Tu aimerais partager quelque chose à propos du monde d’aujourd’hui, mais tu trouves qu’on ne t’écoute pas assez? 

Alors c’est toi qu’on cherche pour Lecture for Every One: un discours de guérilla qui sera écrit et porté par des jeunes.          

Lecture for Every One Teenagers est un projet bilingue (FR/NL) pour un groupe de jeunes entre 13 et 20 ans avec l’artiste bruxelloise Sarah Vanhee. Vous écrivez un texte unique qui sera diffusé et entendu dans différents endroits à Bruxelles. Un texte qui sera vraiment écouté! 

Sarah Vanhee est une artiste belge de Bruxelles. En 2013, elle a initié Lecture for Every One, un discours de guérilla. Elle a écrit un texte simple mais puissant qui - comme une surprise - a été partagé lors de diverses réunions. De façon inattendue, elle a envahi une réunion d'affaires, une répétition de chorale, un conseil d'administration, un cours d'histoire... et ça dans toute l'Europe : Stockholm, Marseille, Reykjavik, etc.  

Voir: http://lectureforeveryone.be/

Au printemps 2020, Sarah aimerait écrire un nouveau texte pour tout le monde, avec des jeunes de Bruxelles ! Elle travaillera avec vous pour savoir ce que vous voulez vraiment dire et à qui vous voulez vous adresser. Vous vous inspirez des exemples de discours, expérimentez avec différentes techniques d'écriture et de narration, etc.

Le programme du projet se présente comme ceci :

  1. Écrire (janvier > avril 2020). Avec un groupe d'une dizaine de jeunes, vous rédigez un texte lors d'une série d'ateliers le mercredi après-midi. Vous allez créer un texte unique - qui s’adresse aux gens collectivement et individuellement. Vous décidez vous-même de ce qu'il est important aujourd'hui de partager avec le monde. Vos questions, vos histoires, vos soucis et vos rêves seront tous pris en compte. 

  2. Partager (mai 2020). En mai, vous partagerez votre texte avec un large public. Parfois ce sera annoncé, mais une grande partie des discours seront une surprise ! Le public se rassemble pour une autre raison que ce texte et est "détourné" par vos paroles ! Le texte circulera dans différents endroits de la ville et au Kunstenfestivaldesarts. Avec le groupe, vous réfléchissez aux endroits où vous voulez que le texte soit entendu dans la ville.

Quand ?

  • Samedi 30 novembre, 14h-16h : Première réunion. Découvre qui sont les autres jeunes du groupe ! 

  • Du 8 janvier au 1er avril 2020, tous les mercredis après-midi : Ateliers d'écriture avec Sarah

I’m in! 

Tu es intéressé·e et disponible les mercredi après-midi du 8 janvier au 1er avril ? Inscris-toi via notre formulaire d'inscription en ligne pour le 28 novembre à 23h59 ! A minuit, nous fermons les inscriptions. 

Sarah Vanhee et le Kunstenfestivaldesarts s'engagent activement pour l'égalité des chances et la diversité. Si beaucoup de jeunes s'inscrivent, la priorité sera donnée aux profils (sexe, origine, âge,...) qui sont sous-représentés.

Des questions ? 

Tu as des questions ou voudrait vérifier si c'est vraiment ton truc ? 

Une réunion d'information a lieu le lundi 11 novembre (jour de congé). Nous rencontrons Sarah Vanhee dans les bureaux du Kunstenfestivaldesarts (Quai du Commerce 18, B-1000 Bruxelles) à 14h00. Elle explique le projet et tu peux poser toutes tes questions ! 

Tu peux aussi toujours envoyer un message ou appeler Anne pour plus d'infos : anne@kfda.be / +32 495 49 89 54

Tu veux faire ton stage chez nous?

15/10/2019

Nous offrons des possibilités de stage dans nos différents départements (production, communication, médiation des publics, technique, administration) à des moments spécifiques de l’année. Tu trouveras les différentes offres de stages sur la page Jobs & stages du site. Tu ne trouves pas l’offre qui correspond à ton profil? N’hésites pas à envoyer une candidature spontanée.

Offre d'emploi: un·e collaborateur·rice en production

17/07/2019

Nous sommes à la recherche d'un·e collaborateur·rice en production pour rejoindre l'équipe de production du 15 octobre 2019 au 30 juin 2020. Vous pouvez postuler jusqu'au 21 août 2019.

Vous trouverez plus d'informations (description de fonction, liste de tâches, profil recherche, conditions salariales,...) dans l'offre d'emploi complète.

Offre d'emploi : un·e responsable des publications et du site web

10/07/2019

Nous sommes à la recherche d’un·e responsable des publications et du site web pour rejoindre l’équipe de communication de novembre 2019 à juillet 2020. Vous pouvez postuler jusqu'au 25 août 2019.

Vous trouverez plus d'informations (description de fonction, liste de tâches, profil recherche, conditions salariales,...) dans l'offre d'emploi complète.

Bilan Kunstenfestivaldesarts 2019

01/06/2019

La 24ème édition du Kunstenfestivaldesarts, qui s’achève aujourd’hui, aura tenu toutes ses promesses et plus encore. Au total, plus de 34.000 participations au festival ont été comptabilisées, toutes activités confondues (spectacles, rencontres, Free School, fêtes, Through the festival).

Retour sur quelques moments forts.

Les incontournables

Certaines productions internationales de haut vol ont pu toucher un large public, qui en retour a manifesté son enthousiasme et son intérêt. Le festival s’est ainsi ouvert avec deux rencontres intimistes et poignantes : l’une avec Trajal Harrell dans son nouveau solo Dancer of the Year, l’autre avec l’œuvre musicale d’Hildegard von Bingen, magistralement révélée par François Chaignaud et Marie-Pierre Brébant dans Symphonia Harmoniæ Cælestium Revelationum. La chorégraphe brésilienne Alice Ripoll et sa compagnie Suave ont également fait fureur avec le spectacle de danse CRIA. Enfin, le groupe cosmopolite des élèves de P.A.R.T.S., en association avec Anne Teresa et Jolente De Keersmaeker, a délivré en clôture du festival un époustouflant Somnia, dans l’atmosphère crépusculaire du parc du Château de Gaasbeek.

Les découvertes

Le festival a également fait la part belle à de jeunes artistes prometteursSilke Huysmans et Hannes Dereere ont ainsi fait une entrée remarquée avec leur pièce de théâtre documentaire Pleasant Island. Le metteur en scène thaïlandais Wichaya Artamat a subjugué le public avec son envoûtant This Song Father Used to Sing (Three Days in May). Au WIELS, la Sud-Coréenne Geumhyung Jeong est parvenue à donner corps à sa relation perturbante avec une poupée sans vie dans sa performance insolite Rehab Training. Sans oublier l’œuvre complexe du vidéaste Basir Mahmood présentée dans l’exposition I watch you do au Cinéma Galeries, pendant toute la durée du festival.  

À la pointe de l’actualité

Sur fond d’élections (européennes) et de manifestations d’extrémisme socio-politique dans différentes parties du monde, le festival a fait place à des projets à l’engagement social ou politique revendiqué. Dans l’essai filmé The Body’s Legacies Pt.2: The Postcolonial Body, Kader Attia aborde à sa manière inimitable le problème de la discrimination raciale des corps. La chorégraphe brésilienne Lia Rodrigues, de son côté, affronte sans faux-fuyants la complexité de l’être-autre dans l’impressionnant FúriaForensic Oceanography, dans l’installation multimédia Liquid Violence, jette une lumière crue sur la vérité mortifère qui se cache derrière la politique migratoire européenne autour de la Méditerranée. Enfin, Faustin Linyekula, avec Congo, a porté sur scène une version non édulcorée des atrocités qui ont ponctué la naissance historique du Congo. Ces projets percutants n’ont laissé personne indifférent.

Nouveau centre et nouveaux partenaires

Pour la première fois, le festival a installé ses quartiers en dehors du « centre » historique. De l’autre côté du canal, dans la rue de Manchester à Molenbeek, le festival a trouvé un pied-à-terre stimulant pour des rencontres, la Free School, des concerts et des fêtes : le nouveau site de Recyclart et De Vaartkapoen. Cet emplacement unique, qui a favorisé la diversification et la mixité des publics, a attiré quantité de visiteurs et de curieux. Les trois semaines du festival ont clairement fait ressortir le potentiel de ce quartier pour l’avenir, notamment grâce à la proximité d’autres partenaires socio-culturels tels que Charleroi Danse / La RaffinerieDecoratelier et Cinemaximilaan.

Le festival a en outre étrenné un certain nombre d’autres nouveaux lieux, dans le but de repousser les frontières culturelles et, moyennant de nouvelles collaborations, de mettre la programmation artistique à disposition du plus grand nombre possible de Bruxellois•es. Nous remercions pour leur accueil chaleureux Le Lac, le Théâtre des Martyrs, le Centre culturel et sportif Tour à Plomb et le Centre Communautaire De Kriekelaar.

Free School 

Au mitan du festival, le Centre du Festival s’est reconverti pendant une semaine en Free School: une école ouverte à tous et toutes, axée sur le partage des pratiques, des connaissances et des réflexions. Dans cette école éphémère, diverses pratiques se sont rencontrées autour de la question: « A quoi ressemblerait une école si nous la réinventions aujourd’hui ? » Artistes, experts et participants ont exploré le sujet grâce à des discussions ouvertes, des rencontres ou des ateliers. Avec pas moins de 1060 participants, le lancement de la Free School est un franc succès. Nous nous réjouissons d’avance de son retour l’an prochain !

La prochaine édition (25ème!) du Kunstenfestivaldesarts se déroulera du vendredi 8 au samedi 30 mai 2020.

Informations pratiques Somnia / PARTS au Parc de Gaasbeek

27/05/2019

A l’approche de la première de Somnia (P.A.R.T.S. / Anne Teresa & Jolente De Keersmaeker), nous aimerions vous communiquer les informations suivantes :

Le spectacle commence à 20h00 au Château de Gaasbeek (à 10 minutes à pied du parking).
Merci de veiller à arriver bien à l'heure. Le spectacle devrait se terminer vers 23h30.
- Adresse : Rue du Château 40, 1750 Lennik
- Adresse du parking : Rue du Château 34, 1750 Lennik (en face de la Krijmerie van Gaasbeek)

Somnia est une déambulation nocturne dans le parc et la forêt. Il est donc possible que vous tombiez sur des mares ou de la boue, alors assurez-vous de porter des chaussures adaptées.

Les nuits sont fraîches, surtout dans le parc, nous vous conseillons de porter des vêtements chauds et imperméables en cas de pluie.

Il n'y aura pas de vestiaire organisé sur place.

L'utilisation de parapluies n'est pas autorisée pendant la représentation, afin de ne pas gêner la visibilité des autres.

Un bar est prévu au Château, avec quelques boissons et une petite restauration ; qui reste accessible pendant la représentation (paiement uniquement en espèces).

Par respect pour les artistes, le public et la nature, l'utilisation de téléphones portables et d'appareils photo pendant le spectacle est strictement interdite.

La déambulation dans l’obscurité faisant partie de l’expérience proposée par les artistes, merci de ne pas utiliser de lampes de poche, ni d'autres sources lumineuses, pour éclairer votre chemin pendant la représentation. Nos bénévoles seront présents pour vous aider en cas de besoin.

Transport 

La navette entre Bruxelles-Central et Gaasbeek est complète les 29, 30, 31 mai et 1er juin.
Pour les gens avec une réservation pour la navette, voici les lieux de rendez-vous :

  • Départ vers Gaasbeek : 18h30, Rue de Loxum – 1000 Bruxelles. Veuillez arriver à l'heure, muni de votre billet.
  • Départ vers Bruxelles (Rue de Loxum) : une demi-heure après la fin de la représentation, sur le parking du Château.

Quelques alternatives pour se rendre à Gaasbeek :

  • Covoiturage : Offrez ou trouvez une place dans une voiture de festivalier et via l’événement Facebook: www.facebook.com/events/321392858732650/
  • Métro Erasmus + bus De Lijn : uniquement pour l'aller (!)
    • Métro ligne 5, arrêt Erasme
    • Bus De Lijn n° 142, arrêt Gaasbeek Castle
    • Cambio (autopartage) : www.cambio.be
  • Vélo : 50 minutes du centre de Bruxelles, 20 minutes de l'arrêt Erasme.

Si votre mobilité est réduite ou si vous êtes en chaise roulant, veuillez contacter la billetterie (via tickets@kfda.be) et nous indiquer le jour où vous assisterez à la représentation. 

Soutenez Natuur & Bos 

Anne Teresa et Jolente De Keersmaeker, ainsi que P.A.R.T.S. et Rosas, soutiennent l'initiative de Natuur & Bos visant à mieux protéger les chauves-souris du parc du Château de Gaasbeek. Vous pouvez également soutenir Natuur & Bos en faisant un don au BE91 4331 1621 1176 (KREDBEBB) avec la communication "Natuur & Bos" (pas d’attestation fiscale possible).

Représentations supplémentaires 

En raison du succès exceptionnel de Somnia, P.A.R.T.S. organise du 5 au 9 juin des représentations supplémentaires, avec le Kaaitheater. Les billets sont en vente exclusivement au Kaaitheater : https://www.kaaitheater.be/fr/agenda/somnia.
Pour ces représentations, une navette sera mise à disposition au départ de Bruxelles-Centre pour Gaasbeek.