Underground Sources of Light

Les Brigittines
  • 14/05 | 13:30 - 17:00

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Entrée libre

Durant les trois premiers samedis du festival ont lieu des moments de réflexion publiques qui font écho au concept de la caverne. Celle-ci nous rappelle que chaque forme de protection trace une limite entre l’intérieur et l’extérieur, entre ce qui est protégé et ce qui menace ; elle nous invite à réfléchir sur la distinction entre le grand jour et la clandestinité ou évoque des questions sur les traces. Des artistes et des théoriciens animent des conférences et des ateliers qui prennent différentes formes. Ensemble, les trois moments composent le récit d’un voyage : pourquoi entre-t-on dans la caverne (protection), que va-t-on y chercher (des sources souterraines de lumière) et qu’y laissons-nous (des traces de nos excès) ?

With a fragment of Marilyn by Pier Paolo Pasolini; a talk by Bojana Kunst on The underground troubles, Some thoughts on invisibility in the practice of art ; a conversation with Edit Kaldor, three working groups for a Lexicon of the Darkness ; a short movie of Effi & Amir, and two underground artist readings by Pieter De Buysser and Richard Maxwell in the underground of Brussels.

Partenaires Institute of Applied Theatre Studies (Gießen), ISAC / Académie royale des Beaux Arts de la Ville de Bruxelles (ArBA-EsA)
Remerciements Théâtre La Samaritaine, La Porte Noire

Des exemplaires de consultation de The Time We Share seront à disposition au bookshop.

À voir aussi
Welcome to Caveland!

Programme

En 1975, Pier Paolo Pasolini a publié un article consacré aux lucioles, ces faibles lumières nocturnes que l’éclairage éblouissant de la modernité fait disparaître. Quarante ans plus tard, nous sommes de plus en plus exposés à la clarté d’une visibilité extrême. Dans une société où la transparence est considérée comme une valeur fondamentale, on dirait que tout a été remonté à la surface. Cependant, face à l’image de la grotte, nous pourrions imaginer que dans le paysage actuel de transparence, la résistance n’est sans doute pas à chercher dans son obscurité. Peut-être pouvons-nous réfléchir au-delà de ces deux catégories et entrer dans la grotte non pas pour y trouver refuge dans l’obscurité, mais pour le trouver au contraire dans différentes sources souterraines de lumière.

Au cours de cette deuxième journée de réflexion, la création artistique reprend le rôle d’Orphée auquel on l’associe souvent : nous descendons dans le monde souterrain, non pas pour mettre quelque chose en lumière ni pour rechercher l’obscurité, mais plutôt pour découvrir que les lucioles ont finalement peut-être survécu.

13.30-13:45
Marilyn, un extrait du film La Rabbia de Pier Paolo Pasolini + Introduction à l’après-midi

13.45-14:15
Bojana Kunst, The Underground Troubles, Some Thoughts on Invisibility in the Practice of Art : lecture (Les troubles souterrains, quelques pensées sur l’invisibilité dans la pratique de l’art : conférence)

14.15 -14:45
Une conversation avec Edit Kaldor (interview)

14.45-15:45
Lexicon of the Darkness (Lexique de l’obscurité). Réimaginer ensemble les définitions de trois termes : Underground (souterrain), Blackout (Trou noir) et No Man’s Land (Terra Nullius). Trois groupes menés par des étudiants de l’Institut des Études théâtrales appliquées (Gießen) s’installent à des tables posées dans trois coins de la pièce.

15.45-16:00
Pause

16.00-16:15
Effi & Amir projettent leur film Mnemonic Gymnastics

16.15-17:00
Deux promenades souterraines parallèles. Lecture de La fête des cartographes par Pieter De Buysser, Lecture d’un passage de The Evening (Part 2) parRichard Maxwell

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