The Family Tree

Théâtre Varia

20.21.22.23/05 > 20:30
60'
Fr

Née à Milan, elle s'installe à Paris à 23 ans. Danseuse, puis chorégraphe, Claudia Triozzi funambule aujourd'hui sur les cordes de sa voix et dans l'espace d'une installation plastique spectrale, tous voiles dehors, des suaires...

The Family Tree invoque, bien sûr, sa généalogie. Ou comment grimper à l'arbre de ses origines en psalmodiant la famille sur un air de dépression nerveuse. Rituel étrange pour chant magnétique. Aux confins du récital, de l'installation et de la performance.

Avec:

Claudia Triozzi, Xavier Boussiron

Conception & réalisation:

Claudia Triozzi

Création musicale & arrangements:

ClaudiaTriozzi

Textes:

Claudia Triozzi

Lumières:

Cathy Olive

Avec la collaboration de:

Véronique Bosi

Sonorisation:

Manu Coursin

Conception de la vidéo:

Claudia Triozzi

Prise de vue:

Isabelle Griot

Administration:

Sophie Pulicani

Diffusion:

Damien Valette

Avec la participation de:

classe/klas/class CE2 & CM1 (Sylvie Müller) - Ecole Jules Simon de Montpellier, L'Inchoeurrigible, choeur d'enfants et d'adolescents du CNR d'Aubervilliers - La Courneuve (direction Marie Joubineaux), Elio di Tanna (piano)

Remerciements à:

Chiara Gallerani, Alain Dalis, Grégoire Maisonneuve, Olivier Charlot, Babeth Martin

Régisseur de plateau: Alain Julola

Coproduction: Le Quartz - Scène nationale de Brest, Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis.

Régisseur général:

Ollivier Philippo

Coproduction:

Le Quartz - Scène nationale de Brest, Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis, Laboratoires d'Aubervilliers

Avec le soutien de:

Ministère de la Culture et de la Communication, DRAC Ile-de-France, CCN Montpellier-Languedoc-Roussillon Programme ReRC, Association Française d'Action Artistique (AFAA) & l'Ambassade de France à Bruxelles

Présentation:

KunstenFESTIVALdesArts

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Née à Milan, elle s’installe à Paris à 23 ans.

Danseuse, puis chorégraphe, Claudia Triozzi funambule aujourd’hui sur les cordes de sa voix

et dans l’espace d’une installation plastique spectrale, tous voiles dehors, des suaires…

The Family Tree invoque, bien sûr, sa généalogie.

Ou comment grimper à l’arbre de ses origines

en psalmodiant la famille sur un air de dépression nerveuse.

Rituel étrange pour chant magnétique. Aux confins du récital, de l’installation et de la performance.

Quel fut le détail vécu, lu ou vu qui déclencha l’idée de votre création ?

Je commence par écrire une « chanson ». Je dis « chanson » parce qu’il s’agit d’essayer de trouver une mélodie qui puisse à la fois ironiser et distancier, distraire le sens.

Le projet s’inscrit-il littéralement ou métaphoriquement dans le contexte de société dans lequel vous vivez ?

Je suis lassée de toi, tu en as marre de moi mais ne me quitte pas, tu es ma qualité perdue. Extrait de la chanson Dépression. C’est de la banale dépression qu’il s’agit mais à cette nuance qu’elle ne se réfère pas qu’à la mienne. Riprendo la frase di prima : « Ecrire des textes de chansons » dans un sens métaphorique par déplacement de sens et d’intention. La chanson permet une distance grâce à la mélodie. Mélodie de l’autre.

Si votre projet prend pour départ une écriture, d’où vient-elle ?

Amateur autodidacte saute, je saute juste un poil après toi, ne te retourne pas ahhh…! Moins gioioso. Extrait de la chanson Saute. Dans l’écriture, s’il s’agit souvent d’avoir un bon concept ou une bonne idée avant de démarrer. Pour moi, ce n’est pas ça. Je suis pour l’amateurisme, j’aime les autodidactes, ces personnes qui s’appliquent davantage. De l’avantage d’avoir décidé peut-être d’être moindre : « Quel soulagement !», « Pour qui nous prenons-nous ? ». Dans la collaboration musicale avec Xavier Boussiron, la rencontre s’est faite à cet endroit (l’amateurisme) et du côté nostalgique des bandes son du cinéma italien : « Ennio Morricone e altri ». Oh quel plaisir d’être son amateur !

Amateurisme aussi dans l’occasion qui se présente à nous. Chanson : Femme vieille et riche qui aime le jeune garçon. La faille de l’instant qui nous est donné. Extrait : Elle s’est lassée de toi, Marie Madeleine est son nom…

Après tout, il nous reste la possibilité de nous donner à nous-même de la valeur, de nous mesurer par défaut de surestimation, disons une forme de politesse envers nos ancêtres. Chanson : It is my level.

I don’t speak english very well… but the name of my mother is Vera.

The name of my little sister is Giovanna.

The name of my big brother is Alberto.

The name of my father is Donato.

The name of my similar sister is Flavia.

E non ascoltare l’entourage qui dit c’est trop tard

It’s my level It’s my level, It’s my level

Level – level – level - my level !

L’intérieur, l’espace est notre finitude dans le temps, deux rochers pour s’asseoir, les rideaux, la moquette ; le coin que l’on préfère …une sorte de vocation de l’habillage d’une promesse.

Extrait : On ne peut pas toujours reconstituer une boiserie authentique – dominer la décoration

Quelle est la relation que vous souhaitez installer avec le public ?

Abréger la distance à l’autre. Le spectateur-visiteur apporte la confusion. Envie de dire : reste près de moi, tout simplement pouvoir encore apercevoir des gens, les dénuer de leur rôle de spectateur ; plaisir de se confronter à ces aptitudes que l’on dissimule dans le noir et qu’on retrouve chez le boulanger, l’appréciation de la grimace, du doute, du rire, de la passivité …

Votre occupation favorite ?

Être boulanger ou sur une scène ?…

Que détestez-vous le plus ?

Détester ? Difficile. J’ai une éducation qui tend au pardon.

Conclusion

La famille s’éloigne par couches successives de voix. Ce n’est pas évident d’avoir une seule parole contre la musique. On ne chante pas systématiquement par amour. Même si la répétition et la mélodie offrent une allure dissociée de l’amour-propre. Que fait-on quand on écoute ?

Fine

Claudia Triozzi

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