Small Tragic Opera of Images and Bodies in the Museum

BRASS
  • 05/05 | 20:00
  • 06/05 | 20:00
  • 07/05 | 18:00

€ 14 / € 10
45 min
EN

Combi-ticket Le musée absent + performance € 20

Quelque part dans une ville, traumatisée et accablée par l’assassinat d’un jeune homme par la police, un musée accueille une exposition d’œuvres d’un artiste qui se sert d’images d’archives de violence policière. Certains employés du musée et artistes locaux sont indignés par ce qu’ils considèrent comme une proposition artistique indélicate et irréfléchie, une fétichisation de la violence et de l’aliénation. L’artiste est mis au défi de justifier son œuvre, mais ne parvient ni à répondre aux questions ni à apaiser l’angoisse et la colère suscitées. La tension monte. Des excuses sont écrites. Le musée devient un lieu de discussions enflammées. On hausse la voix. Les esprits s’échauffent et les fantômes s’éveillent. Le monde écoute. Cette nouvelle performance de Lili Reynaud-Dewar a la forme d’un chœur d’opéra et soulève des questions opportunes à propos d’identité, de représentation, d’art et d’institutions artistiques. Qui peut parler au nom de qui ? À qui appartiennent ces images ? Comment éviter de construire des murs entre nous ?

Libretto

Lili Reynaud-Dewar

Musique
Nicolas Murer

Avec
Walid Aissaoui, Felix Bahret, Tiphanie Blanc, Lynn Bruyère, Charlotte Corroyurdiales, Diana Descubro, Clara D'Hondt, Stéphane Doneux, Thomas Dupal, Clara-Louise Di girolamo, Thibault Vanhacter, Thevani Ramasawmy, Sophie Thys

Assistante production
Maëlle Delaplanche

Ingénieur du son
Antoine Van Den Berg

Enregistré & mixé à
DADA studios (Bruxelles)

Présentation
Kunstenfestivaldesarts, WIELS

Commissariat & production
Kunstenfestivaldesarts, WIELS

Dans le cadre de l’exposition
Le musée absent (20.4 – 13.8.2017)

Installation avec le soutien de
CLEARING (Bruxelles)

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Lili Reynaud-Dewar (1975) écrit, danse, enseigne, filme, parle (trop) et produit des objets monumentaux, fonctionnels ou discursifs. Elle travaille seule ou en groupe, à partir de matériaux autobiographiques et empruntés à des figures transgressives de la production culturelle du 20e siècle, tels Joséphine Baker, Guillaume Dustan, Bjarne Melgaard, Cosey Fanni Tutti... Elle s’intéresse à l’histoire des émancipations raciales et sexuelles, à la figure de l’artiste dans son contexte social et politique, à la circulation des pratiques culturelles, aux questions éthiques dans la production artistique. Son travail a fait l’objet d’expositions monographiques à la Kunsthalle de Bâle (2010), au Magasin de Grenoble (2012), au New Museum de New York (2014), à la Audain Gallery de Vancouver (2015), à la Kunstverein Hamburg (2016), au Museion de Bolzano (2017). Elle a aussi exposé à la Fondation Generali (Vienne), au Witte de With (Rotterdam), au Studio Museum (New York). Elle a fait partie des artistes sélectionnés pour la 11e Biennale de Gwangju en 2016 (curatrice : Maria Lind), la 56e Biennale de Venise en 2015 (curateur : Okwui Enwezor), la 5e Biennale de Berlin en 2008 (curateurs : Adam Szymczyk et Elena Filipovic). En 2009, elle co-fonde la revue féministe Pétunia, avec Dorothée Dupuis et Valérie Chartrain. Ses textes sur l’art ont été réunis dans la publication My Epidemic (Texts about My Work and the Work of Other Artists), éditée par Thomas Boutoux chez Paraguay Press (2015). Elle enseigne à la Haute école d’art et de design de Genève.

Nicolas Murer est né à Champagnole (Jura, France) et vit à Grenoble. Ce musicien aux identités multiples prend différentes orientations sans jamais se fixer. Il dirige le label Stochastic Releases et possède différents synthétiseurs et boîtes à rythmes. Collaborateur régulier de Lili Reynaud-Dewar, il a créé des morceaux pour plusieurs de ses pièces (la série Live Through That !? en 2014, Teeths, Gums, Machines, Future, Society en 2016) et a composé la musique pour sa pièce dans l’exposition internationale All The World’s Futures à la Biennale de Venise en 2015.

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