Sait-on jamais ?

De Kriekelaar

9.12.13/05 > 20:00
10.11/05 > 18:00

Et puis un jour une rumeur a couru qu'il existait quelque part un endroit défendu d'accès. Sait-on jamais quels désirs peuvent venir à la tête des gens...

(D'après Stalker de Andreï Tarkovski)

Il y a plusieurs manières d'associer danse et technologie. Depuis quelques années, Michèle Noiret affine le champ sensible de leurs possibles interactions. La technologie n'y est pas fin mais moyen : pour entailler l'espace de brèches étranges, pour réfracter d'un corps les secrètes résonances. En étroite collaboration avec ses complices-créateurs du son et de l'image, elle poursuit ici sa féconde prospection, par des formes plus intimes, nommées... Prospectives. Voici, la troisième : Sait-on jamais ?

Chorégraphie:

Michèle Noiret

Créée & interprétée par:

Michèle Noiret & Sarah Piccinelli

Assistant artistique, images & régie vidéo:

Fred Vaillant

Son, interactions & régie son:

Todor Todoroff

Lumières:

Xavier Lauwers

Réalisation scénographique:

Wim Vermeylen

Costumes:

Azniv Afsar

Coordination technique & régie lumières:

Philippe Warrand

Photos:

Sergine Laloux, Fred Vaillant

Promotion:

Alexandra de Laminne

Administration:

Cathy Zanté

Production:

Cie Michèle Noiret/Tandem asbl

Coproduction:

Théâtre Les Tanneurs (Bruxelles/Brussel),, La Ferme du Buisson - Scène Nationale de Marne-la-Vallée, Théâtre d'Angoulême-Scène Nationale, KunstenFESTIVALdesArts

Avec de l'aide du:

Ministère de la Communauté française de Belgique-Service de la Danse

Michèle Noiret est en résidence au

Théâtre Les Tanneurs

Présentation:

Théâtre Les Tanneurs, De Kriekelaar, KunstenFESTIVALdesArts

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Et puis un jour une rumeur a couru qu’il existait quelque part un endroit défendu d’accès. Sait-on jamais quels désirs peuvent venir à la tête des gens...

(D’après « Stalker » de Andreï Tarkovski)

Il y a plusieurs manières d’associer danse et technologie : depuis quelques années, Michèle Noiret affine le champ sensible de leurs possibles interactions. La technologie n’y est pas fin mais moyen : pour entailler l’espace de brèches étranges, pour réfracter d’un corps les secrètes résonances. En étroite collaboration avec ses complices-créateurs du son et de l’image, elle poursuit ici sa féconde prospection, par des formes plus intimes, nommées... « Prospective(s) » dont voici la troisième : Sait-on jamais ?

Sait-on jamais? est nourrie de l’œuvre d’Andreï Tarkovski. Cette recherche intégrant deux interprètes, mise en chantier dès la fin de l'année 2002, s'élabore à travers de courtes résidences à La Ferme du Buisson (Marne-la-Vallée) et au Théâtre d'Angoulême. Son aboutissement est présenté à Bruxelles du 9 au 13 mai 2003, dans le cadre du KunstenFESTIVALdesArts, en coproduction avec Le Théâtre Les Tanneurs, lieu de résidence de la compagnie.

Comment pourrais-je savoir ou même nommer ce que je désire ? Ou être bien certain de ne pas vouloir ce que je ne désire pas ? Ce sont des choses insaisissables, il suffit de leur donner un nom pour que leur sens s’estompe, s’évapore, se désagrège. Comme une méduse au soleil.… Mais qu’est-ce que je veux vraiment, moi ? Moi ?!

(Extrait du scénario de « Stalker » d’Andreï Tarkovski)

Selon Andreï Tarkovski, « Le but de l’art est de donner un éclairage pour soi-même et pour les autres sur le sens de la vie ».

La création est alors considérée comme une exploration de la vie, où l’on tente de transmettre, dans leur complexité et leur vérité, les liaisons subtiles et les phénomènes profonds de celle-ci. Nous nous saisissons de ce qui relève de l’organisation poétique dans le quotidien pour dépasser sa logique linéaire et susciter l’imaginaire. Le spectacle devient une métaphore du monde qui tente d’éveiller la surprise, l’étonnement et surtout l’émotion. Ce que l’on voit nous replace face à nous-même; mais se reconnaît-on? Quelle est cette difficulté de dire et de comprendre les choses ? Nous vivons la fragilité du moment et nous demandons comment et pourquoi l’on peut basculer aussi facilement, en un instant, d’un sentiment de bonheur intense à celui tout aussi fort de désarroi, de douleur ou de tristesse.

« Derrière les écrans se déroulent, se dédoublent, se diffractent, certaines séquences chorégraphiques, avec un effet très prenant de fictionnalisation nimbée de fantastique. La danse de Michèle Noiret elle-même et Sarah Piccinelli, la danse – l'essentiel – est d'une folle élégance de la maturité, fracassée sur les arêtes d'une suggestion narrative ».

Mouvement.net (site interdisciplinaire des arts vivants), Gérard MAYEN, le 7 février 2003

Les PROSPECTIVE(S) s’élaborent à travers des formes évolutives, recherches et expérimentations accueillies et présentées par différents lieux et partenaires en Belgique et à l’étranger au cours des saisons 2001-2002 et 2002-2003.

Les PROSPECTIVE(S) approfondissent les recherches sur la décomposition de l’espace et l’intégration des nouvelles technologies interactives du son et de l’image initiées depuis plusieurs années par la chorégraphe. Michèle Noiret y prend l’option du temps : les nouvelles technologies induisent un rapport plus complexe à la création, elles modifient le rôle et la fonction de l’interprète et requièrent donc pour chaque axe de travail, un temps de recherche spécifique. Selon l’axe de travail choisi, les PROSPECTIVE(S) convoquent la rencontre avec de nouvelles propositions artistiques, réinventées en fonction du lieu qui les accueille et des acquis des recherches précédentes. L’ensemble des recherches qui portent sur l’interaction entre le mouvement et un médium spécifique (l’image, le son, le texte, la musique, la scénographie,…) se donnent comme autant de moments de réflexions constitutifs des projets chorégraphiques présents et à venir.

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