L'ANOPODOKOTOLOTOPADNODROME

La Raffinerie

13.14.16.17/05 - 20:00 – 23:00 (Performance: 21:00)
Fr

Mescaline : substance extraite du peyotl qui produit des troubles hallucinatoires.

Aristoklas : quatuor formé d'un acteur, d'un musicien, d'un vidéaste et d'une éclairagiste.

Ceux-là rencontrent Henri Michaux, poète « détranquillisant », et ses recueils L'infini turbulent et Misérable miracle, écrits sous influence. Ensemble, ils mettent au point L'ANOPODOKOTOLOTOPADNODROME(machine à explorer) : une oasis sonore et plastique que le théâtre vient, par moments, agiter de mots. Le public ambulant en fait l'expérience, sens intensifiés, déformés, mescalinisés...

Jeu:

Bruno Marin

Son & musique:

Aurélien Chouzenoux

Images:

Martin Depaule

Lumières:

Catherine Brevers

Charge de diffusion:

Julie Parraire

Construction:

Bernie Coyette & Aurélien Chouzenoux

Confection:

Claire Gatineau & Pascale Jehin

Costume:

Pascale Jehin

Réalisation technique:

Loïc Vanderstichelen, Vincent Debierre (s.r./o.v./t.b.c.)

Mouvements:

Bruno Marin & Erica Trivett

Remerciements à:

Dorothée Van Heymbeeck, Sophie Bertinchamps, Thomas Baudour, Vincent Debierre, Rudolphe Coster, Bernie Coyette, Ruud Verlaet, Thérése Marie, Jacques Beauregard, Bernard Silvoy et les 39 Marches

Coproduction:

Nadine vzw (Bruxelles/Brussel), Parc de la Villette (Paris) , KunstenFESTIVALdesArts

Présentation:

KunstenFESTIVALdesArts

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D’après les expériences mescaliniennes de Henri Michaux

Qui, ayant suivi mes signes sera induit par mon exemple, à en faire lui même selon son être et son besoin, ira ou je me trompe fort, à une fête, à un débrayage non encore connu, à une désincrustation, à une vie nouvelle ouverte, à une écriture inespérée, soulageante, où il pourra enfin s’exprimer loin des mots, des mots des autres. (H.M)

L’anopodokotolotopadnodrome
(machine à explorer)

ARISTOKLAS 2002, ETAPE

Aristoklas est actuellement l’étape d’un processus artistique inspiré des experiences mescaliniennes de Henri Michaux. Résultat de la rencontre entre un comédien, un musicien, un vidéaste et une éclairagiste, il s’apparente sous sa forme actuelle au spectacle vivant. Ce quatuor s’approprie les différents espaces scéniques grâce à un dispositif fait de métal et de tulle blanc ; une moustiquaire géante. Dans et autour de cet espace, ils composent, en faisant se rencontrer leurs différents moyens d’expression, leur partition. Alliant jeu, dispositif sonore, projections d’images et atmosphères lumineuses, cet espace agit sur le public comme « une oasis créée autour de votre corps et de son monde », en sortant du rapport conventionnel scène/salle, puisque ce public a la liberté de déambuler dans et tout autour de cette installation.

APPROFONDIR LA REPRESENTATION VIVANTE

En mars 2002, autour d’un montage de textes extraits de L’Infini Turbulent et de Misérable Miracle de Henri Michaux, nous avons entamé une première exploration de l’objet. Nous poursuivons notre travail et ce à plusieurs niveaux ; la matière textuelle même ainsi que le jeu, la musique et le traitement du son, les images, la lumière, et surtout comment ces différents éléments vivent ensemble et interagissent entre eux, se servent l’un l’autre pour être au plus juste, au plus en harmonie …

Quatre Moments.

« le bloc image »

C’est le temps où, dans un maelstrom visuel et sonore, on s’échappe de la langue parlée. Déambulation dans l’espace de la représentation, jeux d’ombres jeux de lumières, postures inédites et multiplication des points de vue, la promenade commence.

Le produit gagne

La perception de l’environnement se modifie « Rien n’y préparait, on ne le reconnaît pas, prodigieusement actif ». L’acteur est dans un rapport acoustique avec les auditeurs et tâche de retrouver l’intimité qui lie l’auteur au lecteur, articulée en mots.

La transe / harmonie unité

Celle des milliers de dieux, de « la félicité d’ange » vers « la complétude ». Lorsque le corps, l’esprit et tout les éléments environnants ne font plus qu’un, en un même élan extatique. Retrouvailles entre le corps et le texte, tension verticale vers l’extase mescalinienne.

Expérience de la folie / la mise en « abyme »

Une mise en spectacle de la schizophrénie mescalinienne, de la dualité et de son inquiétante étrangeté. Un nouvel espace se crée, la voix et le corps de l’acteur se redupliquent. L’espace devient « l’abyme », le « tourbillon ». Des voix qui tournent, des miroirs qui dédoublent les projections cinématographiques à l’infini, le grand manège s’anime, c’est la foire aux signes. Aller au fond du « gouffre », on y convie les auditeurs-regardeurs.

A propos de l’œuvre et de l’influence d’Henri Michaux :

Une série d’encres intitulée « mouvement » Cette dernière est la base du langage physique de l’acteur, source d’une véritable discrète et changeante chorégraphie…

Un montage textuel tiré de L’Infini turbulent et de Misérable Miracle. Cette narration présentée, est celle de celui qui expérimente la mescalinne, met en question le phénomène de la représentation dans la prise de drogue, et de fait dans le rapport que l’on entretient en général avec le monde.

A la question « qu’est ce qui prime le plus / le traitement de la parole poètique d’Henri Michaux, ou bien, l’exploration du réel avec ses paramètres changeants au moment même de la représentation ?

Il faudrait peut-être répondre que le premier terme (avec la force qu’on lui connaît) conduit au second.

La poésie du verbe de Michaux débouche alors sur la poésie de l’espace qui la contient : une véritable bombe
Poetik.

Un dispositif électroacoustique crée l’espace sonore autour de la voix de l’acteur. Il en résulte un jeu sonore entre musiques composées, prises de sons traités, enregistrements et reprise en direct de cet acteur.

Durée prévue du concert : De 35 à 180 minutes.

VERS L’INSTALLATION PLASTIQUE

L’ANOPODOKOTOLOTOPADNODROME (machine à explorer) est une installation dédiée à l’univers mescalinien de Henri Michaux, dans lequel intervient ponctuellement la représentation vivante.

Un lieu de passage, ouvert au public, où l’on se pose, où l’on se déplace à la découverte de ce qui est offert à voir, à sentir, à toucher, à goûter.

Maurice Blanchot qui a traversé Rimbaud, Nietzsche, Artaud, Char, Roussel, les romantiques allemands, Breton et le surréalisme nous dit : «…Michaux a écrit deux livres parmis les plus beaux. Je remarquerai, dans ces livres, le role joué par les dessins, l’écriture… ; ces paroles marginales donnent à la lecture une dimension nouvelle. »

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