INOAH

    07/05  | 20:30
    08/05  | 20:30
    09/05  | 19:00
    10/05  | 15:00
    11/05  | 20:30

€ 18 / € 15 (-25/65+)
50min

Le haut d’une tête s’ancre dans le sol, une course en avant se déroule en arrière, l’axe vertical d’un buste s’étend horizontalement. Dans l’oeuvre de Bruno Beltrão, les inversions ou les détournements qui s’appliquent aux corps sur scène sont peut-être aussi des façons de déjouer les formes de normalisation qui dominent nos systèmes de pensée. Régulièrement présentée au Kunstenfestivaldesarts, cette oeuvre compte parmi les expériences les plus rafraîchissantes apparues ces quinze dernières années dans le champ chorégraphique. Elle se caractérise par une déconstruction subtile et passionnante des codes de la danse hip-hop que l’artiste n’a de cesse d’enrichir et de questionner. Dans INOAH, sa dernière création, dix danseurs déploient une fascinante composition chorégraphique faite de rapprochements et d’éclatements dans l’espace, de douceur et de menace. INOAH, au-delà de son époustouflante virtuosité, traduit les ambivalences propres aux relations entre individus.

De
Bruno Beltrão

Avec
Bruno Duarte, Cleidson De Almeida ‘Kley’, Douglas Santos, Igor Martins, Joao Chataignier, Leandro Gomes, Leonardo Laureano, Linaldo Pantoja ‘Dhuk’, Ronielson Araujo ‘Kapu’, Sid Yon

Lumières
Renato Machado

Costumes
Marcelo Sommer 


Musique
Felipe Storino 


Assistant mise en scène
Ugo Alexandre Neves


Présentation
Kunstenfestivaldesarts, Zinnema


Coproduction
Kampnagel, Festival de Marseille, Wiener Festwochen, Künstlerhaus Mousonturm Frankfurt am Main, Tanzhaus NRW

Avec le soutien de
BEIRA

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Bruno Beltrão, in conversation with Ewoud Ceulemans (De Morgen)

Inoah is a piece that continues to try to answer old issues important to us: how to dance together from an egocentric vocabulary, how this vocabulary can create other spaces; if there is room for subtlety in urban dances. (…)

Inoã is a neighbourhood of Marica, near the city of Niteroi. We tried to find a large space in Niterói, but it was not possible to rent it. Then we found this beautiful space in Inoã, forty minutes from Rio de Janeiro. Inoa comes from the TUPI indigenous language and there are two main meanings: “high grass”, “high field”. And the other is abbreviation of NoNã, which means to taper, because it is a region that narrows when it comes across a very beautiful group of mountains of the region called Serra da Tiririca. (…)

We stayed in this shed in Inoã for six months, and this space was all closed with except for these windows, where we could see a piece of a house, a mountain in the background with a telephone antenna, and tangled poles and wires on the other side. An insistent image that ended up persisting, or continued to follow us. I believe these windows are the index of a discomfort. Something that seems to be there to ask us how our dance communicates with the world. In practice we all know that there is no creation from scratch and any work is the fruit of the relationship between body and environment. But it seems that we insist on it because it induces us to ask frequently what difference our dance makes to the world. I do not regard these time passage as a metaphor for our political crisis. Or are they… 

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Bruno Beltrão (°1979, Niterói) est un chorégraphe brésilien actif depuis 1996 avec son Grupo de Rua. Il fait appel à des styles de danse urbaine dans un contexte de théâtre conceptuel et marie des influences diverses, y compris le hip-hop, pour créer des paysages chorégraphiques abstraits. Enfant, Beltrão rêvait de réaliser des films et était fasciné par les univers tridimensionnels cinématographiques ou générés par ordinateur. À l’âge de 13 ans, il commence cependant à danser dans des matinées de sa ville natale, où il entame une relation inattendue avec le hip-hop. En 1994, il prend son premier cours de danse du professeur israélien Yoram Szabo. Un an plus tard, il interrompt ses études et se met à enseigner la street dance dans les académies de danse de la ville. En 1996, à l’âge de 16 ans, il fonde le Grupo de Rua de Niterói, avec son ami Rodrigo Bernardi. Au cours des deux premières années, le Grupo de Rua se consacre aux compétitions de danse et fait des apparitions dans des festivals et à la télévision. Alors que le collectif vit intensément dans le monde du hip-hop, la manière de transposer les techniques de la street dance à la scène ne l’intéresse plus autant qu’avant. Les membres du groupe souhaitent au contraire que le hip-hop puisse dépasser les limites de sa propre définition. En 2000, Beltrão s’inscrit à la faculté de danse du centre universitaire de la ville de Rio de Janeiro. En 2001, la première du duo From Popping to Pop se déroule à Copacabana, dans le cadre de Duos de Dança no Sesc. Outre le fait de constituer le début officiel de la carrière de Beltrão sur la scène de Rio de Janeiro, la pièce représente aussi un tournant dans la carrière du chorégraphe qui commence à développer une vision personnelle de la danse qu’il pratique. Toujours en 2001, il crée Me and my choreographer in 63, avec le danseur Eduardo Hermanson. À la fin de cette année, Rodrigo Bernardi quitte la compagnie et Bruno Beltrão en reprend la direction. Depuis, il a créé les chorégraphies Too Legit to Quit (2002), Telesquat (2003), H2 (2005) et H3 (2008). En 2002, Grupo de Rua part en tournée internationale.

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