Germinal

La Raffinerie

21, 22, 23, 24/05 – 20:30
25/05 – 18:00
FR > NL

1h 20min


Naviguant librement entre théâtre, performance et arts plastiques, les Français Halory Goerger et Antoine Defoort font feu de médiums et d’intérêts très éclectiques pour inventer un genre scénique en décalages et décadrages perpétuels. Chez eux, le bricolé semble cohabiter avec le savant et le tragique avec l’incongru. Germinal, leur dernière création, envisage la boîte noire du théâtre comme un lieu entièrement vierge. « Et si on avait la possibilité de repartir de zéro, même à l’intérieur de huit mètres par huit, on ferait comment ? » Quatre individus réinventent le langage et se découvrent en tant qu’êtres pensants capables de faire émerger un système-monde. Tels des explorateurs, ils vont de révélation en révélation, en remettant tout sur le tapis, des lois de la physique aux fondements de l’interaction sociale. Épopée philosophique jubilatoire de bout en bout, Germinal est un spectacle sur la fabrication du théâtre comme métaphore de la construction de l’Homme. Rien moins qu’un prodige !

Concept
Antoine Defoort & Halory Goerger

Interprétation
Arnaud Boulogne, Ondine Cloez / Beatriz Setien, Antoine Defoort & Halory Goerger

Direction technique & régie plateau
Maël Teillant

Lumières & vidéo
Sébastien Bausseron

Son
Robin Mignot

Consultante lumières
Annie Leuridan

Construction décors
Christian Allamano, Cédric Ravier & Danny Vandeput

Chargé de production & regard extérieur
Julien Fournet

Assistante de production & conseillère téléphonique
Mathilde Maillard

Administration
Sarah Calvez

Présentation
Kunstenfestivaldesarts, Charleroi Danses / La Raffinerie

Production
L'Amicale de production (Lille)

Coproduction
Kunstenfestivaldesarts, La Biennale de la Danse de Lyon, Le Phénix-Scène nationale de Valenciennes, Kunstencentrum Buda (Courtrai), Kunstencentrum Vooruit (Gand), Le Vivat-Scène conventionnée d'Armentières, le Manège.mons / CECN / technocITé (Mons), Alkantara Festival (Lisbonne), Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine, Théâtre de la Manufacture-CDN Nancy Lorraine, Baltoscandal Festival (Rakvere), Noorderzon Performing Arts Festival (Groningen), Rotterdamse Schouwburg


Avec le soutien de
Conseil Régional Nord-Pas-de- Calais, Ministère de la Culture et de la Communication (DRAC Nord-Pas-de-Calais), apap / Performing Europe (DGEAC-Culture Programme)

La performance à Bruxelles est soutenue par
Institut français

Projet coproduit par
NXTSTP, avec le soutien du Programme Culture de l'Union Européenne



Créé à Lyon en septembre 2012

L'Amicale de production est artiste en résidence à 
Le Phénix-Scène nationale de Valenciennes, Beursschouwburg (Bruxelles) & CENTQUATRE (Paris)

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Si on avait la possibilité de repartir de zéro, à l'intérieur de huit mètres par dix, on ferait comment ? Germinal met en scène quatre individus qui envisagent le plateau de théâtre comme un espace vierge dans lequel tout est à faire. De cet espace, ils font émerger un système. En étant candide, on dirait : un monde. L'observer se déployer nous donne l'occasion de voir se construire une nouvelle histoire du langage, des savoirs, et des structures sociétales.

Dans Germinal, on est témoins de la naissance d'une civilisation, dont le territoire est le plateau de théâtre, et dont les habitants sont des comédiens. Leurs besoins, leurs capacités, leurs désirs sont limités : bâtir une société qui n'existera que le temps de la représentation. La pièce est aussi, à cet égard, une histoire du théâtre, qui part de ses archaïsmes (la pantomime, notamment) pour arriver à une expression plus contemporaine, en explorant de nombreux registres d'expression. Ce sont autant de prétextes pour construire des modalités de relation parfois aberrantes entre ces quatre individus qui découvrent le vivre ensemble tout en le réinventant.

Dans cette pièce auto-générative, on tente de comprendre si la stabilité quantique, ça vaut vraiment la peine. On essaie de savoir s'il y a un minimum ontologique légal. On range le monde selon de nouvelles catégories. On classe tout. On casse tout. Mais avec solennité, application et bonhomie.

Halory Goerger

Je conçois des spectacles et des installations au lieu de construire des maisons ou de réparer des animaux, parce que c'est mieux comme ça pour tout le monde. Je travaille sur l'histoire des idées, parce que tout était déjà pris quand je suis arrivé.

Je construis des systèmes spectaculaires en vase clos, qui sont autant de petites maisons Bouygues dans lesquelles je ne voudrais pas vivre, sauf s'il y avait le feu dedans. Le discours y tient lieu de ciment, pour faire tenir une forme qui se construit en direct, et se consume le temps de la représentation. Dans chacune de mes opérations, l'indigence absolue flirte avec la rigueur formelle, dans un rapport détendu aux pratiques artistiques, et avec le souci d'en sortir vivant.

Antoine Defoort

Je cherche à maintenir une bonne ambiance et un taux de porosité élevé entre mes lubies de saison, la vie, la vraie, et l'art contemporain. Je me retrouve donc souvent aux prises avec des contradictions flagrantes qui sont soit fièrement assumées, soit honteusement dissimulées au moyen de sauts du coq à l'âne et de digressions sauvages.

Les ratés et les accidents sont accueillis à bras ouverts et forment une granularité croustillante particulièrement appréciée des connaisseurs. Et puis, comme disent si bien les néérlandophones, « Antoine Defoort springt van de hak op de tak en maakt als humoristische beeldenstormer de gekste zijsprongen. »

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Halory Goerger conçoit des spectacles et des installations au lieu de construire des maisons ou de réparer des animaux, parce que c’estmieux comme ça pour tout le monde. Il travaille sur l’histoire des idées, parce que tout était déjà pris quand il est arrivé. Il construit des systèmes spectaculaires en vase clos, qui sont autant de petites maisons Bouygues dans lesquelles il ne voudrait pas vivre, sauf s’il y avait le feu dedans. Le discours y tient lieu de ciment, pour faire tenir une forme qui se construit en direct, et se consume le temps de la représentation. Dans chacune de ses opérations, l’indigence absolue flirte avec la rigueur formelle, dans un rapport détendu aux pratiques artistiques, et avec le souci d’en sortir vivant.

Antoine Defoort, c’est quelqu’un, pas plus artiste que vous et moi, qui essaye de maintenir une bonne ambiance et un taux de porosité élevé entre ses lubies de saison, la vie, la vraie, et l’art contemporain. Il se retrouve donc souvent aux prises avec des contradictions flagrantes qui sont soit fièrement assumées, soit honteusement dissimulées au moyen de sauts du coq à l’âne et de digressions sauvages. Les ratés et les accidents sont accueillis à bras ouverts et forment une granularité croustillante particulièrement appréciée des connaisseurs. Et puis, comme disent si bien les néérlandophones, « Antoine Defoort springt van de hak op de tak en maakt als humoristische beeldenstormer de gekste zijsprongen. »

L’Amicale de production est une coopérative de projets née en 2010, qui édite des formes transversales, à cheval entre les arts visuels et le spectacle vivant. L’Amicale mène une expérience coopérative pour répondre à des questionnements esthétiques, technologiques et économiques liés aux nouvelles écritures de la scène. L’Amicale développe une réflexion autour de la production de formes hybrides et essaie de rester au plus près des projets, dans un souci constant de justesse vis-à-vis de leurs auteurs. Née en 2010, ses bureaux sont situés à la Malterie, à Lille, et au Beursschouwburg, à Bruxelles, où l’Amicale est nouvellement associée pour 4 ans.

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