A.G.U.A.

    18/05  | 20:30
    19/05  | 20:30
    20/05  | 18:00

€ 16 / € 13 (-25/65+)
1h 20min

Performance debout / pas de sièges
Rencontrez l’artiste après la représentation du 19/05

À l’intersection des arts et des sciences, la pratique de Gwendoline Robin fait dialoguer le corps et les éléments naturels, les réactions chimiques et la matière. Le feu, la terre, l’eau et l’air forment la matière première de performances sculpturales explosives. Au Kunstenfestivaldesarts, l’artiste bruxelloise présente sa nouvelle création A.G.U.A. Autour d’une grande étendue d’eau, Robin, accompagnée de la danseuse Louise Vanneste, active une série d’installations éphémères et déclenche des réactions naturelles où son, mouvement et transformation physique viennent perturber un paysage jusque-là stérile. Tout en réveillant de nouvelles relations entre l’homme et son environnement, A.G.U.A. fait aussi remonter à la surface la menace d’une beauté toxique ou d’une altération irrévocable.

Concept, mise en scène & chorégraphie
Gwendoline Robin

Assistance chorégraphique & dramaturgie
Ida De Vos

Conseils artistiques & concept lumière
Simon Siegmann

Performeurs
Gwendoline Robin & Louise Vanneste

Recherches vocales
Kadi Abdelmalek

Collaboration scientifique
Hervé Caps

Vidéo
Sylvestre Gobart

Photographie
Jorge de la Torre

Présentation
Kunstenfestivaldesarts, Les Halles de Schaerbeek

Production
Kunstenfestivaldesarts, S.T. 10-13

Production associée
Entropie Production

Accompagné de
Grand Studio

Coproduction
FAR° Festival des Arts Vivants, Les Halles de Schaerbeek, Le Vivat Scène conventionnée d’Armentières, NEXT vzw, Théâtre de Liège dans le cadre du Festival Impact, La Coop asbl

Partnaires
Grand Luxe Ballet de l’Opéra national du Rhin, Kunstencentrum BUDA, La Bellone – Maison du Spectacle, Université de Liège

Avec le soutien de
Cocof – Scènes Chorégraphique, Commission Interdisciplinaire Fédération Wallonie-Bruxelles, Shelterprod, Taxshetler.be, ING & Taxshelter of the Belgian Federal Government

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Gwendoline Robin, artiste plasticienne et performeuse basée à Bruxelles est réputée sur la scène internationale pour son travail qui explore la relation entre l’humanité et la nature. Sa nouvelle création A.G.U.A. confronte de plein fouet les éléments.

Gwendoline Robin Dans le champ des arts visuels, il est assez rare de voir les artistes à l’oeuvre, d’observer le processus de création. J’ai donc pensé qu’il serait intéressant de montrer aussi cet aspect. C’est comme ça que j’en suis venue à combiner la performance avec mon travail. Le public devient un témoin actif. 

Votre travail se trouve à l’intersection entre le sculptural et le performatif, le poétique et le scientifique. Vous ne reculez pas devant les étincelles, littéralement.
GR
J’ai toujours aimé travailler avec des matériaux impossibles à contrôler complètement. Mes performances sont souvent liées à des éléments naturels comme l’eau, le feu ou la terre. Les volcans, les geysers, le désert sont autant de sources d’inspiration. La position d’humilité de l’être humain face à la force de ces éléments est le leitmotiv de ces performances. 

Plusieurs voyages jouent également un rôle important dans la création de A.G.U.A.
GR
Traverser le désert d’Atacama au Chili, l’un des endroits les plus arides au monde m’a inspiré l’image d’une vaste plaine où l’eau est très rare et donc précieuse. Il existe aussi un film intéressant sur le désert d’Atacama réalisé par Patricio Guzmán, Nostalgia de la luz. Dans ce film, il fait le lien entre le désert et les nébuleuses, ainsi que les comètes dans le cosmos, qui laissent des traces sur terre. Lors du festival à Punta Arenas en Patagonie, je suis devenue fascinée par les histoires du peuple autochtone disparu dont les rituels et chansons attestent toujours d’une relation avec la nature, caractérisée par une coexistence harmonieuse. 

Des voix ajoutent une autre strate à la performance pour laquelle vous avez également invité la danseuse Louise Vanneste.
GR Nous ne sommes pas des chanteuses, donc nos sonorités sont plutôt comme le souvenir confus de chants des vieilles tribus. La présence de Louise aide à ressentir la solitude des grandes plaines. 

  Finalement, il y a aussi un lien subtil avec la science puisque le Festival de Liège a mis en contact Robin avec des professeurs d’océanologie et d’astronomie qui ont pu lui fournir des instruments et des techniques. 

(MB, Bruzz)

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Après une formation en art plastique, Gwendoline Robin construit une œuvre depuis plus de 20 ans qui, entre installation et performance met son corps en jeu et en danger. Le feu et les explosifs, mais aussi le verre et la terre, et actuellement l’eau, sont autant d’éléments auxquels elle se confronte lors d’actions éphémères qui semblent densifier le temps et l’espace. À partir de 2005, elle présente ses performances lors de festivals internationaux de performance et danse enEurope, Canada, Chili, Australie et Asie. Artiste associé en 2007 aux Halles de Schaerbeek, elle rencontre Ida De Vos avec les « Dimanches de la Danse ». Depuis 2009, elle associera Ida De Vos dans ses recherches sur le mouvement et le déplacement dans l’espace. Elle réalisera plusieurs collaborations avec des artistes issus d’autres disciplines : Garrett List pour la musique, Karin Vyncke, Pierre Droulers et Boris Charmatz pour la danse et prochainement avec la chorégraphe Louise Vanneste. Au fil de ces collaborations, le désir de tisser son vocabulaire performatif dans une structure plus dramaturgique est davantage présent. En 2013, elle s’entoure d’une équipe de travail : la danseuse Ida De Vos, le plasticien scénographe et concepteur lumière Simon Siegmann et le créateur sonore Olivier Renouf, pour questionner plus loin ses recherches et créer la performance « J’ai toujours voulu rencontrer un volcan » présentée au Kunstenfestivaldesarts en 2014à Tour&Taxis. Un paysage peu à peu marqué par des évènements d’une force presque tellurique : un parcours où l’espacepartagé par l’artiste et les spectateurs s’ouvre et se resserre sous la pression des corps, des matériaux, du sonet de la lumière. En Mai 2016, aux Brigittines dans le cadre du Kunstenfestivaldesarts, Gwendoline Robin a présenté la performance«Cratère n°6899». La première étape de son nouveau projet «A.G.U.A.».Ce projet désire intégrer aux recherches artistiques et de mouvements, les recherches scientifiques et plus particulièrement celles qui abordent la relation entre la Terre, l’Eau et l’Univers En juillet 2017, Gwendoline Robin, en collaboration avec la chorégraphe française Gaëlle Bourges, a créé et présenté le duo «Incidence 1327» aux Sujets à Vif lors du Festival d’Avignon 2017.Gwendoline Robin enseigne à l’Académie des Beaux-arts de Tournai, à l’ESA Le 75 et à la Cambre, à Bruxelles.

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