Every Inside Has an Outside est un festival de cinq jours qui présente sept projets artistiques et une programmation publique, destiné à réfléchir le présent et ses multiples espaces superposés. Définir un espace implique toujours de déterminer qui en fait partie et qui en est exclu. La chorégraphe brésilienne Alice Ripoll envisage l'action de nettoyer comme une enquête chorégraphique sur les identités qui ont été acculées à accomplir les tâches de première nécessité dans la société. Guy Woueté recrée une série de protestations symboliques dans l'espace public, rappelant son importance en tant qu'espace politique et attirant l'attention sur les travailleur·ses qui sont exclu·es de toute logique de protection. Les espaces sont des entités complexes, et plusieurs d’entre elles cohabitent parfois à l’intérieur d'un même espace. Wang Bing reconstruit dans Les Halles de Schaerbeek son appartement de Pékin et sa vie en confinement en janvier dernier, alors qu'il travaillait sur un projet sur la mondialisation. À partir d'une série de lettres sur les conditions d'isolement, Begüm Erciyas accompagne la voix des spectateur·ices dans un voyage depuis l’intimité du « je » vers l'espace public. Jisun Kim mène une enquête sur le monde virtuel en tant qu'espace de liberté. Anne Teresa de Keersmaeker et Radouan Mriziga collaborent à un nouveau projet dans lequel la chorégraphie devient l'outil de mesure d'un corps, de la distance physique et de l'architecture d'un espace. Enfin, Gwendoline Robin utilise les feux d'artifice ainsi que le ciel de Bruxelles, comme un espace pour projeter collectivement et simultanément notre regard. Organisé entre le jardin de la Maison des Arts, Les Halles de Schaerbeek et l'espace public de Schaerbeek, – et à travers des performances, débats, installations et gestes pyrotechniques – Every Inside Has an Outside célèbre la création artistique dans sa capacité à parler du présent, et rappelle l'importance des expériences collectives.