Walker

Différents lieux dans la ville

WALKER
21/03 > 24/05
Opening on 21/03 – 18:00
Tuesday to Sunday – 12:00 > 18:00

FILM RETROSPECTIVE
GALERIES Cinéma
21/03 > 24/05

GOODBYE, DRAGON INN (2003)
Special screening at Cinéma Marivaux
5/05 – 20:30
1h 20min

Depuis que son deuxième long-métrage Vive l’amour a obtenu le Lion d’Or en 1994, le réalisateur taïwanais Tsai Ming-liang s’est imposé comme une des voix les plus importantes du cinéma mondial. À la recherche de la pureté absolue, il construit une œuvre radicale où le souvenir, le désir et la réalité s’interpénètrent pour dire l’indicible de la condition humaine. Dans sa récente série de vidéos Walker, un moine bouddhiste se déplace avec une extrême lenteur dans des environnements urbains saturés. Ses mouvements hypnotisants, comme dictés par la nécessité, en viennent à incarner la solitude de l’être dans notre société hypermatérialiste. En juxtaposant l’individu et la ville, la concentration et la vitesse, c’est vers nous-mêmes que le réalisateur dirige notre regard… Présentant l’installation Walker ainsi que l’ensemble de ses films au GALERIES Cinéma, Tsai Ming-liang est une des figures centrales de cette édition. Une introduction idéale à l’œuvre d’un grand maître du cinéma d’auteur.

Films de
Tsai Ming-liang

Avec
Lee Kang-sheng

Présentation
Kunstenfestivaldesarts, GALERIES Cinéma

Coproduction
Kunstenfestivaldesarts, GALERIES Cinéma

Avec le soutien de
Cultural Ministry of Taiwan

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Tsai Ming-Liang est né en 1957 en Malaisie, six ans avant l’indépendance du pays, dans le petit village de Kuching où il passe les vingt premières années de sa vie. Il y développe un intérêt pour le cinéma, qui se poursuit à Taipei où il part faire ses études et découvre de nombreux classiques de l’histoire du cinéma européen et américain.

Après ses études il réalise plusieurs téléfilms avec des adolescents et des acteurs non-professionnels dont il retiendra Lee Kan-sheng, son acteur fétiche. Les Rebelles du Dieu Néon (1992), son premier long métrage, pose les bases esthétiques et topographiques de son œuvre. C’est son second long métrage, Vive l’amour (1994) qui, primé à Venise, le fera connaître en Europe et imposera le cinéma taiwanais dans le paysage cinématographique mondial.

Si les films du cinéaste relèvent essentiellement de la fiction, ils sont également le reflet de la vie quotidienne de son pays. Le cinéma de Tsai Ming-liang est traversé par la réalité taiwanaise, rythmée par les conflits avec la Chine continentale et les diverses menaces qui pèsent sur l’île.

À l’instar des cinéastes asiatiques de sa génération, les plans-séquences s’inscrivant dans la durée et les récits n’obéissant pas aux conventions en vigueur ont amenés Tsai Ming-liang à concevoir une oeuvre en marge du circuit cinématographique et s’inscrivant dans l’espace, plus ouvert, des centres d’art contemporain. Tsai Ming-liang n’en abandonne pas pour autant le langage cinématographique, dont il s’empare pour poser des questions à la fois mélancoliques et pleinement contemporaines ; invitant ainsi le spectateur à réfléchir aux évolutions du cinéma mais aussi à tenter d’en ressentir la portée.

L’installation vidéo Walker se compose de six films inspirés par la vie du moine bouddhiste Xuan Zang. Ce moine voyageur est une figure incontournable de la religion bouddhiste chinoise. Né en 602, Xuan Zang entre au monastère à l’âge de treize ans et y devient moine à 20 ans. Il parcourt ensuite la Chine à la recherche des textes sacrés du Bouddhisme. Insatisfait des mauvaises interprétations et de la nature incomplète des écritures bouddhiques existantes, il continue son parcours jusqu’en Inde, voyage initiatique qui durera 19 ans.

« Avec cette série de films Walker, je désire que le spectateur puisse méditer sur cette question : est-ce que voir un homme qui marche, qui est en mouvement, mais sans avoir de but et sans parler, peut être considéré comme une oeuvre cinématographique ? (…) Ces films visent à permettre au spectateur de repenser dans leur quotidien leur rapport au temps et à l’espace. Ils sont un moyen de prendre la pulsation de chaque lieu et d’en faire ressortir son rythme propre, d’en prendre la température en quelque sorte. »
Tsai Ming-liang

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Né en Malaisie en 1957, Tsai Ming-liang est l’un des réalisateurs majeurs du nouveau cinéma taiwanais. En 1994, son film Vive l’amour obtient le Lion d’Or à la Mostra de Venise, ce qui lui vaut une reconnaissance internationale. En 2009, il réalise Visage – la première dramatisation de la collection du Louvre dans le cadre du programme « Le Louvre s’offre aux cinéastes » –, devenu une référence pour les films de cinéma s’aventurant dans l’univers des galeries d’art. Récemment, Tsai Ming-liang s’est aussi orienté vers l’art de l’installation. Il a ainsi présenté des œuvres aux biennales de Venise, de Shanghai et de Nagoya, où elles ont été très bien reçues. En 2010, le Musée des Beaux-Arts de Taipei a intégré à sa collection permanente l’installation présentée à la Biennale de Venise, It is a Dream. En 2011, à l’invitation du National Chiang Kai-Shek Cultural Center, Tsai Ming-liang est revenu au théâtre après 27 ans d’absence, avec trois monodrames intitulés Only You. Depuis 2012, il travaille au long projet de filmer la marche lente de Lee Kang-sheng (son acteur fétiche et alter ego), ce qui a requis la collaboration de différentes villes et organisations. À ce jour, il a achevé six œuvres brèves. Son dernier long-métrage, Les Chiens errants, a remporté le Grand Prix du Jury à la 70e Mostra de Venise.

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