Les Soeurs Lumière

Kladaradatsch! Palace

10, 12, 14, 16, 18, 20, 22 Mei/Mai/May 20:00
11, 13, 15, 17, 19, 21, 23 Mei/Mai/May 18:00
Duur/Durée/Duration: 28'
Wereldpremière/Première mondiale/Worldpremière

Passionnée par l'astronomie et les rencontres du troisième type, Karen Vanderborght scénarise une fable sur la lumière et ses mystères. « Sans elle, aucune image n'existe ! ». Deux amies épistolaires, Stella et Lucia, sont séparées par la mort. Celle qui reste prend le volant, la nuit, vers la Belgique aux scintillantes autoroutes, à la recherche du corps de l'autre, disparue. Le coeur troué d'absence, elle roule, regardée par un oeil étrange, la caméra qui veille sur elle. C'est un voyage de la pénombre à la clarté, traversé de luminescences, un chemin entre le réel et son au-delà, une quête obsédante...

Scenario, regie/Scénario, réalisation/Script, direction: Karen Vanderborght
Acteurs/Actors: Valerie Mannaerts (Lucia), Pilar Arcas (Stem/Voix/Voice Lucia), Viviane De Munck (Stem/Voix/Voice moeder Lucia), Mathilde Beriot (Stella kind/enfant/child), Wendy Van Humbeeck (Stella engel/ange/angel & Stem/Voix/Voice Stella))
Fotografie/Photographie/Photography: Ruben Impens
Montage/Montage/Editing: Octavio Iturbe & Karen Vanderborght
Muziek/Musique/Music: Thomas Köner & Roland Kentrup
Decor/Décor/Set: Agnes Vermeiren
Geluid/Son/Sound: Werner Matheus, Karen Vanderborght
Regieassistent/Assistant à la mise en scène/First Assistant: Kim Wyns
Opnameleiding/Régie/Location Manager: Barbara Lenssens
Electro's/Electriciens/Electricians: Dries Engels, David Oeyen
Copywriting voice-overs: Virginie Vral
Vertaling/Traduction/Translation voice-overs: Alice Evermore
Handschrift Stella/Ecriture Stella/Stella's handwriting: Catherine Claeys
Productieleiding/Direction de production/Production managment: Hans Bocxstael
Productie/Production: De Filmfabriek bvba (Bierbeek)
Coproductie/Coproduction: Fonds Film in Vlaanderen, Vlaamse Gemeenschapscommissie van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest, Fatalimagefatale v.z.w., KunstenFESTIVALdesArts
Presentatie/Présentation/Presentation: Kladaradatsch! Palace, KunstenFESTIVALdesArts

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Les rivières de lumière que forment les scintillantes autoroutes de Belgique, la nuit. « Une piste d'atterrissage idéale pour les ovnis ! ». L'envie, petite, de devenir astronaute. Les lectures fascinées de romans SF d'Isaac Asimov et des essais d'astrophysique de Stephen Hawking. Une passion non-dissimulée pour les manifestations de vies extra-terrestres. L'envie ferme de croire aux anges. Jeune cinéaste formée à Sint Lucas, Karen Vanderborght a décidé de cristalliser ses intérêts pour « l'au-delà du réel » et pour les vies parallèles dans le scénario de son nouveau moyen métrage, Les Soeurs Lumière.

L'histoire en est simple. Stella est astronome et vit en Belgique, dans le pays où la pollution lumineuse et la mer grise des nuages rendent le plus ardue l'observation des étoiles. Lucia vit en Espagne, pays éclaboussé de lumière. Malgré ses yeux abîmés, elle crée des luminaires. Elle porte constamment des verres fumés. Les deux femmes correspondent par cartes postales. Lucia a interdit qu'elles s'entendent ou se voient. Elles se sont fait une promesse : si l'une d'elles venait à disparaître, celle-ci veillerait sur l'autre comme un ange gardien. Stella meurt abruptement dans un accident de voiture. Son corps n'est pas retrouvé. Perdue, Lucia prend la route, la nuit. D'autoroutes éclairées en motels sombres, elle roule à la recherche de l'autre...

« La caméra qui la filme est observante : oeil étranger qui la suit intimement du crépuscule à l'aube. Cette présence capte tout, le visible et l'invisible : est-elle esprit ennemi ou ange gardien ? La nuit a ses mystères : les mythologies l'ont peuplée de démons, les films de présences hostiles et surnaturelles. Les Soeurs Lumière est un film sur la lumière, condition sine qua non de l'impression d'une image et donc du cinéma. Quel plus beau nom pour des photographes que celui des Frères Lumière ! » Stella et Lucia, soeurs d'encre, porteraient leur nom.

Pour nourrir son écriture, Karen s'est laissé amuser par les films fantastiques en tous genres - philosophiques, théologiques ou d'horreur : Startrek, Battle Star Galactica, 2001 A Space Odyssey, Buck Rogers in the 25th Century, Event Horizon, Sphere, Close Encounter of the Third Kind... Elle a dévoré UFO's over de Lage Landen, de l'ovniologue belge Lucien Weverbergh, des revues d'astronomie, des livres d'astrophysique, des essais sur les trous noirs, les pages de la Bible sur les apparitions d'anges et toutes sortes de témoignages où les manifestations de présences surnaturelles s'accompagnent d'altérations fortes de la lumière.

Karen entreprend alors d'en sculpter les atmosphères : « J'aime manipuler la matière des images. Je veux jouer du contraste d'anciennes techniques (pellicule) et de nouvelles (électronique) et utiliser chacune pour ce qu'elle est. » Elle décide d'explorer les différentes formes d'irradiation de la lumière, la nuit : luminescence blafarde, éclairages d'autoroutes réfractés par la pluie, phosphorescence crépusculaire, reflets intrigants dans les miroirs... « J'essaie également, par moments, de corporiser la lumière, qu'apparaisse parfois une silhouette énigmatique dont la matière corporelle n'est que rayonnement. »

Côté son et musique, la cinéaste travaille avec Thomas Köner, compositeur ‘ambient' dans le sillage de Brian Eno. « La couche primaire de la bande-son, c'est le vrombissement diffus et obsédant de l'autoroute. Sur celui-ci viendront se superposer les accents rythmiques et d'autres ambiances musicales. Le but est d'installer l'énergie d'un inquiétant thriller. La bande-son doit faire écho à l'oeil de la caméra omniprésent dans l'intimité de Lucia. Elle doit accuser sa présence latente et faire sentir au spectateur que la caméra sait déjà quelque chose qu'ignorent encore Lucia et le spectateur. Mon prochain film sera un film de vampires !», lâche Karen dans un grand éclat de rire.

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