GUERRILLA

Beursschouwburg
  • 18/05 | 20:30
  • 19/05 | 20:30
  • 20/05 | 20:30
  • 21/05 | 22:00
  • 22/05 | 18:00

€ 16 / € 13
1h 30min
FR / NL

Rencontrez les artistes après la représentation du 19/05

El Conde de Torrefiel fut une des révélations du Kunstenfestivaldesarts en 2015. Cette année, le collectif espagnol revient à Bruxelles avec la première d’un nouveau spectacle. GUERRILLA s’interroge sur l’avenir offert à une nouvelle génération d’Européens. Nous suivons trois groupes de jeunes adultes qui assistent à des activités banales : une leçon de tai-chi, une conférence, une sortie en boîte. Ils paraissent détendus. Les actions sur scène sont harmonieuses et innocentes. Elles se vivent au sein de groupes rassurants. Mais, en contrepoint des situations collectives apparemment paisibles auxquelles les individus prennent part, nous pouvons lire leurs pensées, projetées à l’arrière-plan… Impulsions réprimées, fantasmes obscènes, visions violentes : le public est bombardé par cette GUERRILLA. Une comédie noire sur l’angoisse et les doutes dans une Europe en crise.

Conçu & développé par
El Conde de Torrefiel

Mise en scène & dramaturgie
Tanya Beyeler & Pablo Gisbert

Assistant
Nicolas Chevallier

Textes
Pablo Gisbert, en collaboration avec les performeurs

Lumières
Ana Rovira

Scénographie
Blanca Añón

Création sonore
Adolfo García Fernández

Assistante chorégraphie
Amaranta Velarde

Musique
Pink Elephant on Parade

Performeurs
Adele Vandroth, Agathe Mez, Alexandre Magnin, Anna Julia Feijo do Amaral, Annalisa Parziale, Antoine Neufmars, Arantza Munoz, Aurélia Monfort, Barbara Pereyra, Camille Lemonnier, Capucine Ferry, Catarina Vieira, Catherine Scholzen, Carla Gillespie, Cécile Créspi, Charlotte Carmona, Christophe Jaccard, Cindy Defise, Costanza Favelli, Diego Ignacio Olea, Dorothée Battle, El Mir Taoufik, Elise Peroi, Farid Al Aflak, Floriane Jamar, Irène Chamorro, Iris Julienne, Isabelle Vander Stockt, Jan Ockerman, Jean Coërs, Jerome Poloczek, Jorge Enrique Guevara Larotta, Julia Stehling, Julie Dupraz, Juliette Van Peteghem, Keyna Nara, Laida Aldaz Arrieta, Laura Gaggiottini, Laura Gonzalez Jimenez, Lauren Lenoir, Leone Dethier, Lili Rampre, Lola Chuniaud, Louise Mestrallet, Lucia Sauro, Malika Temoura, Manon Juszczak, Maria Ivorra Ruiz, Marie Trossat, Marija Baranauskaite, Mathilde Layrac, Maurilio Correnti, Mélina Van Hoof, Melodie Meeuws, Mireya Arauzo, Natasha Padilha, Nina Greta Salomé, Paul Duru, Pauline Allié, Peggy Green, Prince Youmle, Rabia Benkh, Renata Kambarova, Robin Yerles, Said Abitar, Sarah Maystadt, Saskia Van Kampen, Silvio Palomo, Sofia Kakouri, Sophie Delacollette, Soumaya Abouda, Stefania Occhionorelli, Stefka Sbenisheva, Stephanie Scultore, Ursula Vandenberghe, Valentina Stepanova, Vincent Hsueh Cheng-wen, Vinicius Coelho, Wannus Vander Bauwheden, Xavier Delacollette

Traduction française
Marion Cousin

Conseils dramaturgiques
Roberto Fratini

Présentation
Kunstenfestivaldesarts, Beursschouwburg

Production
El Conde de Torrefiel (Barcelone)

Production associée
Kunstenfestivaldesarts

Coproduction
Kunstenfestivaldesarts, steirischer herbst festival (Graz), Noorderzon Performing Arts Festival (Groningen)

Avec le soutien de
Graner, Centre de creació (Barcelone), ICEC – Generalitat de Catalunya, INAEM, Ministerio de Cultura de España

Représentation à Bruxelles avec le soutien de
Cultural Office of Spanish Embassy in Brussels 



Projet coproduit par

NXTSTP, avec le soutien du Programme Culture de l’Union Européenne

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GUERRILLA

GUERRILLA met en scène l’univers intérieur confus et contradictoire de personnes qui vivent au même moment dans le temps, arpentent les rues d’une même ville, partagent une conscience collective du même continent et subissent les mêmes conséquences, fût-ce à des degrés divers. Même ainsi, elles ne savent comment faire face à un monde considérablement transformé depuis le début du XXe siècle, constamment en quête de règles, de symboles et d’outils nouveaux pour l’interpréter. C’est pour cela qu’à l’instar de la « guérilla » réelle, nous nous subdivisons en petits groupes qui, jour après jour, fouillent les mêmes ruines historiques à la recherche de nouveaux dieux, de nouveaux ennemis et de nouvelles réponses, dans l’espoir de trouver du sens ou d’autres vérités qui feront tout disparaître une bonne fois pour toutes afin de reconstruire et de détruire, encore et encore, l’histoire de l’Europe.

GUERRILLA est la guerre subtile, organisée et dirigée qui se déroule dans les têtes de chaque individu d’une foule et qui constitue une situation unifiée en apparence, mais qui indique une multiplicité d’univers quand on lit entre les lignes. Comme les vagues de l’océan, ces personnes font partie du même groupe, mais leurs pensées spontanées, leurs idées, leur passé et leurs aspirations esquissent un paysage multi-circonstanciel, paradoxal et en contraste croissant avec l’image simple et constante de loisir et de relaxation montrée sur scène. Le texte projeté au-dessus de leurs têtes est le fil conducteur qui, à la faveur de la narration, relie les pensées, les désirs et les souvenirs de ces personnes. Ce texte brosse le tableau embrouillé et complexe d’un paysage qui semble serein : sur scène, pas de conflit explicite comme celui qui a lieu dans leurs esprits. Et dans les profondeurs de ces limites intérieures, où la liberté a finalement été cloîtrée, naît tous les jours une guerre d’idées qui se couche tous les soirs sans réponse ni solution. GUERRILLA observe les tensions que vit l’Europe : des pensées incendiaires au sein d’une zone de confort ; un amour qui s’égare trop facilement ; une application excessive du carpe diem ; une présence permanente de l’Histoire ; une solution individuelle à des problèmes collectifs ; un polythéisme matériel ; un éternel dilemme entre passion et raison. Si tout progresse dans un état de paix apparente dans lequel nous nous sentons en sécurité, pourquoi donc déclarons-nous involontairement la guerre dans nos têtes ?

Le spectacle se compose de trois parties distinctes : une session de musique électronique, une classe de tai-chi et une conférence. Ces actions se déroulent dans différentes villes, dans un futur proche. Les participants à ces événements dansent, discutent et écoutent. Et le texte écrit, porteur des pensées les plus intimes de ces gens qui se diluent dans la masse uniforme de la foule, est comparé et superposé à l’image rythmique et constante qu’ils projettent.

La pièce combine des textes fictionnels et documentaires. Ces derniers s’inspirent d’une série d’interviews effectuées précédemment avec un petit groupe de personnes qui vivent au même moment dans le temps, au même endroit, en l’occurrence la ville de Bruxelles. Il s’agit d’un docudrame qui s’appuie sur la collaboration entre la compagnie et les participants au spectacle. C’est la première fois que la compagnie adopte ce mode opératoire.

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El Conde de Torrefiel est un projet basé à Barcelone, dirigé par Tanya Beyeler (1980, Suisse) et Pablo Gisbert (1982, Espagne). Tous deux ont étudié le théâtre et la philosophie, mais s’intéressent également à la musique et à la danse contemporaine. Ils collaborent souvent au cadre dramaturgique de la compagnie de danse La Veronal. Ils sont auteurs de théâtre, musiciens, performeurs et vidéastes. Leurs créations, dans lesquelles coexistent le théâtre, la chorégraphie, la littérature et les arts plastiques, recherchent une esthétique visuelle et textuelle. Leur œuvre se concrétise sous la forme de vidéos, de performances et de productions théâtrales adoptant une approche scénique à la temporalité immédiate. Leur point de départ est une analyse synchrone du présent, une interrogation des possibilités de notre époque vécue dans l’immédiateté. El Conde de Torrefiel tend à comprendre les liens existants entre la rationalité et le sens que le langage donne aux choses, ainsi que l’abstraction de concepts, l’imaginaire, et le symbolique relativisé par l’image. En fait, les œuvres les plus récentes se concentrent exclusivement sur le XXIe siècle et sur la relation existante entre la sphère privée et le contexte politique, et pour être plus précis, entre les nouvelles formes de totalitarisme et d’aliénation intellectuelle et le sens des responsabilités et la liberté personnelle. El Conde de Torrefiel a vu le jour en tant que projet professionnel en 2010 avec la pièce La historia del rey vencido por el aburrimiento (L’histoire du roi vaincu par l’ennui), suivi d’ Observen cómo el cansancio derrota al pensamiento (Observez comme la fatigue met en échec la pensée) en 2011, Escenas para una conversación después del visionado de una película de Michael Haneke (Scènes pour une conversation après le visionnage d’un film de Michael Haneke) en 2012, La chica de la agencia de viajes nos dijo que había piscina en el apartamento (La fille a l’agence de voyages nous avait dit qu’il y avait une piscine dans l’appartement) en 2013 et La posibilidad que desaparece frente al paisajei (La possibilité qui disparaît face au paysage). Les spectacles récents de la compagnie lui ont valu une reconnaissance nationale et lui ont permis de se produire dans de nombreux lieux et festivals en Espagne, tels que le Mercat de les Flors à Barcelone, le Festival de Otoño a Primavera à Madrid ou le Festival Temporada Alta à Gérone, entre autres. Grâce au bon accueil du public et des critiques, El Conde de Torrefiel fait ses premiers pas au-delà des frontières nationales, surtout en Amérique latine et en Europe.

El Conde de Torrefiel au Kunstenfestivaldesarts
2015 : Escenas para una conversación después del visionado de una película de Michael Haneke

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