Good hands

Beursschouwburg

25.26.27.28/05 > 22:30

Dans Good Hands, l'artiste performeuse Eva Meyer-Keller invite le public à la rejoindre autour d'une table. Une tablée intime qui dégénère bientôt en espiègleries et autres frivolités, lorsque notre hôte berlinoise s'adonne lentement à un minutieux miracle de création et de destruction. Artiste et artisane, Meyer-Keller met la dernière main à un éphémère bricolage tout en nous rendant complice d'un fugace moment d'éblouissement...

Par:

Eva Meyer-Keller

Avec:

Eva Meyer-Keller, Sean Reynard, Rico Repotente

Collaborateurs artistiques:

Alice Chauchat, Martin Nachbar, Skadi Arné Schulz, Goor Zankl, n.n.

Production:

Festival a/d Werf (Utrecht), KunstenFESTIVALdesArts

Merci à:

Stuk (Leuven), Juan Dominguez, Irina Müller, Daniel Belasco Rogers, Litò Walkey and to all those who gave feedback.

Avec le soutien de:

Goethe-Institut

Présentation:

Beursschouwburg, KunstenFESTIVALdesArts

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Qui ne connaît ces espiègleries commises par des générations de gosses qui pensaient, comme nous, être les premiers à tirer les sonnettes d'inconnus, à viser rapidement à la sarbacane, ni vu ni connu, la nuque d'un adversaire ou bourrer de petites autos Matchbox de pétards chinois, allumer la mèche et les laisser dégringoler le long de la pente pour qu'ils explosent ?

Vinrent ensuite les blagues au café. Vous ne pensez plus être le premier (tout au plus le plus original), mais le déroulement des opérations reste le même : un événement inattendu, éventuellement défendu mais facile à expliquer, produit une excitation de courte durée. Superposer par exemple deux verres, le supérieur à l'envers, séparé de l'inférieur par une carte d'identité, du vin en bas, de l'eau en haut, faire glisser ensuite un rien la carte d'identité et observer comment le vin coule lentement vers le haut.

Et puis l'autre côté : bricoler un sous-plat avec des pinces à linge et en faire cadeau ; confectionner un bateau en papier qui flotte réellement ; dans sa cuisine, faire cuire des biscuits et les manger encore tout chauds, tout droit sortis du four ou façonner des formes avec la pâte, les enfourner et ensuite toutes les manger.

Il y eut ensuite les magasins de bricolage et le cours de poterie.

Nous avons tous fait cela. Nous avons tous trouvé ça amusant.

Qui en connaît toutefois le mécanisme : Qu'y a-t-il d'excitant à faire exploser une petite auto ? Qu'est-ce que le vin qui monte a de si fascinant ? Et pourquoi se passe-t-il si peu de choses après la blague ou le truc ? En contraste complet avec des activités comme cuisiner et bricoler, qui lâchent généreusement leurs effets dans le monde : des maniques et des sous-plats, des petits bateaux, des biscuits et des gâteaux. Ici aussi : qu'y a-t-il de si passionnant à démolir des pinces à linge pour ensuite les recoller en sous-plat ? Comment se fait-il que certains biscuits sont plus appétissants que d'autres ? Qu'y a-t-il de si magnifique à offrir ces objets ?

Il y a sans doute autant de réponses à ces questions que de personnes qui l'ont fait. Une chose semble évidente : des choses sont mélangées et la réaction est appréciée avec grande attention et jouissance.

Il en va de même pour Good Hands : les espiègleries et les trucs butent sur le bricolage et la cuisine. Ce que cela produit exactement est à peine définissable. On pourrait appeler cela du « bricolage performant » - d'espiègleries peut-être, d'explosions peut-être, peut-être aussi de biscuits et de casseroles. Il y aura sûrement des préparatifs pour les trucs et les bêtises et aussi pour cette tension qui se construit lentement. Suivent ensuite quelques moments de perplexité, ensuite encore plus de moments et peut-être que tout le monde deviendra complice et se mettra à bricoler de concert. Peut-être...

Eva Meyer Keller

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