Carreteras de noche & Vasos de agua para soñar

dos creaciones para espacios teatrales

M.A.P. Brussels

3/05 > 19:00
4-25/05 > Thursday to Sunday > 13:00-19:00
8.15.22/05 > 19:00 Next Wednesday @ M.A.P.

Les deux installations proposées, Carreteras de noche (Routes de nuit) et Vasos de agua para soñar (Verres d’eau pour rêver), correspondent à des espaces créés pour deux œuvres théâtrales de l’auteur et metteur en scène Antonio Fernández Lera. Elles n’ont pas la prétention de vivre en dehors des œuvres pour lesquelles elles ont été créées. " Cette exposition est particulièrement émouvante, vu que j’abandonne mes objets scéniques en un lieu qui n’est pas théâtre. Ici, ces tables de nuit et ces matelas de lumière doivent transmettre quelque chose par eux-mêmes. "

Concept : Antonio Fernández Lera-Rodrigo García

Production : KunstenFESTIVALdesArts

Présentation : M.A.P. Brussels, KunstenFESTIVALdesArts

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Ces deux installations correspondent chacune à une œuvre théâtrale : Carreteras de noche (Routes de nuit) est une installation créée pour l’œuvre Plomo caliente (Plomb chaud) de l’auteur et metteur en scène Antonio Fernández Lera, Madrid, 1998. Il s'agit de quelques sommiers et quelques matelas. Les matelas sont dégarnis de leur toile et garniture, c'est-à-dire que l'on voit les ressorts. Entre les ressorts, une multitude de petites lampes de lumière blanche. Cette œuvre, comme la suivante, parle de la nuit, du rêve, des cauchemars et, dans une certaine mesure, de la torture.

Vasos de agua para soñar (Verres d’eau pour rêver) est ma proposition pour l’espace du nouveau travail d’Antonio Fernández Lera, Mátame-abrázame (Tue-moi-embrasse-moi), Madrid, 2001. Il s’agit d’un nombre variable de tables de nuit disposées à l’envers le long des murs et qui paraissent flotter. Chaque table de nuit est différente. Chaque table a une lampe allumée, un livre et un verre. L’œuvre vient d’un souvenir d’enfance : je ne m’endormais jamais avant que ma mère entre dans ma chambre avec un verre d’eau et le dépose sur la table de nuit.

Ces deux installations sont venues comme quelque chose de complémentaire et parallèle aux œuvres, jamais comme un emballage logique, quelque chose qui se dégage littéralement de la lecture des textes. Lorsque je lis une œuvre et connais les directions du travail des créateurs et interprètes (qui ici incluent mouvement, danse, textes, films, musiques...), j’essaie de me transformer en un lecteur de la pièce (un de plus), un lecteur privilégié qui peut montrer publiquement ce que cette pièce lui a suggéré.

Ce matériel est employé comme espace scénique de l’œuvre. Parfois les acteurs se mélangent physiquement avec mon matériel et parfois c’est seulement une présence, quelque chose qui génère une ambiance unique pour cette pièce.

Ces installations scéniques n’ont pas la prétention de vivre libres, en dehors des œuvres pour lesquelles elles ont été créées. C’est pourquoi cette exposition à Bruxelles est particulièrement émouvante pour moi, vu que j’abandonne mes objets scéniques en un lieu qui n’est pas un théâtre, où il n’y a ni acteurs, ni danseurs qui justifient leur validité. Ici, ces tables de nuit, ces matelas de lumière doivent transmettre quelque chose par eux-mêmes. Et pour moi, c’est très stimulant de garder cet espoir.

Rodrigo García, janvier 2002

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