Beginnings / Endings

Kaaitheater

13.14. 15/05 > 20:30
+/- 1h00

« Du sang coule dans nos veines. Des émotions aussi. Lorsqu'on laisse la parole au corps, il raconte sa propre histoire. Il n'a besoin, pour cela, d'aucune impulsion extérieure. »

La chorégraphe Charlotte Vanden Eynde prend le temps. Dans sa première création pour grand plateau, elle explore un langage corporel authentique et primitif, où la sensation physique donne sa substance à la danse. Dans Beginnings / Endings, les six danseurs laissent parler leur corps. Indépendamment de toute ligne narrative, leurs mouvements se succèdent naturellement, organiques et portés par l'émotion.

Chorégraphie:

Charlotte Vanden Eynde

Crée et dansé par:

Tale Dolven, Nada Gambier, Shani Granot, Carlos Pez Gonzalez, Kwint Manshoven & Etienne Guilloteau

Scénographie, lumière et technique:

Kurt Vandendriessche

Costumes:

Charlotte Vanden Eynde en collaboration avec Kurt Vandendriessche & Natalie Schrauwen

Musique:

DAAN

Assistant production & interim management:

Natalie Schrauwen

Management:

Ilse Vandesande

Production:

dixit vzw for kwaad bloed vzw

Coproduction:

KunstenFESTIVALdesArts (Bruxelles), Kaaitheater (Bruxelles), deSingel (Antwerp), KC Vooruit (Gent), Springdance Festival (Utrecht)

Soutien:

Rosas - WERKHUIS/producties

Avec le soutien de:

the Flemish Community

Merci à:

Beatrijs Lauwaert (couture)

Présentation:

Kaaitheater, KunstenFESTIVALdesArts

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Avec Beginnings / Endings, Charlotte Vanden Eynde explore, à plusieurs égards, un terrain inconnu. C'est la première fois qu'elle est absente de la scène. C'est également la première fois qu'elle conçoit un spectacle pour six danseurs et pour une grande salle. De plus, elle veut revenir avec cette création au mouvement pur et ne plus partir, comme dans son dernier travail, d'un thème ou d'ajouts formels tels que les costumes, les objets et la vidéo.

Après un entraînement de danse intensif, elle ressentait d'abord le besoin de s'éloigner le plus possible de son travail. Avec Map Me, son dernier spectacle, elle atteignait la limite de l'image fixe. Le corps devenait une image, un canevas, un écran de projection. Elle était arrivée, du moins temporairement, au terme de cette expérience.

Avec Beginnings/Endings, la chorégraphe veut retourner au point de départ, retourner au mouvement pur, au corps pur. Elle part, avec ses danseurs, en quête d'un motif pour créer du mouvement.

Au début des répétitions, la troupe a improvisé, les yeux fermés, pour approfondir sa conscience du corps et aboutir à une relation au corps qui soit non pas cérébrale mais sensitive. Ainsi naît le mouvement d'une situation physique, du corps même et non d'une pensée analytique. Le défi consistait également à éviter des mouvements de danse tout faits pour que le mouvement soit aussi authentique que possible, c'est-à-dire propre au corps du danseur. De cette façon, Charlotte Vanden Eynde recherche un langage corporel qui soit « informe » et « primitif ». En cela, le développement moteur de sa fille a été une source importante d'inspiration.

De la même manière, le mouvement est travaillé à partir du contact avec un autre corps. L'accent porte alors sur la conscience tactile. En même temps, des mouvements et des images corporelles plus réféchis sont mis à l'essai mais le motif, qui n'apparaît que chemin faisant, est toujours le même : quel est le « début » du mouvement et que peut-il nous montrer sur « le début » de l'homme et de la condition humaine ? Comme dans toute son œuvre, Charlotte Vanden Eynde tente à nouveau dans Beginnings/Endings de mettre au jour quelque chose d'essentiellement humain.

Les résultats de ce travail sur le mouvement sont réunis dans une structure organique, contrairement à ses derniers spectacles qui étaient construits de manière fragmentée.

Malgré son point de départ physique, Beginnings / Endings est, pour Charlotte Vanden Eynde, très chargé émotionnellement : « Il ne coule pas seulement du sang dans nos veines mais aussi des émotions. Si on laisse aller son corps, il raconte toujours quelque chose. Il n'a pas besoin de stimulus pour cela ».

Charlotte Vanden Eynde

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